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Soutien de l'EZLN et du CNI à Xochicuautla

tags : cni, pl-fr, xochicuautla,

Aux peuples du Mexique et du monde

A la Sexta nationale et internationale

A la communauté indigène ñatho de San Francisco Xochicuautla

En réaction à la digne lutte menée depuis huit ans par la digne communauté de San Francisco Xochicuautla contre le projet d'autoroute payante Toluca-Naucalpan, qui se base sur la destruction de leur forêt sacrée pour connecter les zones de luxe du quartier résidentiel d'Interlomas [banlieue riche à l'ouest de la capitale] à l'aéroport de Toluca, le mauvais gouvernement, représenté par l'assassin Enrique Peña Nieto, a signé un décret d'expropriation par lequel il prétend s'emparer du territoire communal de San Francisco Xochicuautla.

Au fil des ans, nous avons vu à quels intérêts répondent les mauvais gouvernements, vu que leurs forces de sécurité escortent les engins de chantier d'Autovan, filiale du groupe Higa, qui serait chargée de mettre en œuvre la destruction de la forêt ñätho. Grâce à ce décret d'expropriation, ils croient qu'ils pourront imposer la spoliation et la destruction.

Aujourd'hui, nous leur disons que nous savons bien que le mauvais gouvernement a toujours écrasé nos droits en tant que peuples indigènes, qu'il nous méprisent, et que dans toutes les parties du Mexique, le mauvais gouvernement débarque et y impose des projets mortifères. Mais à Xochicuautla, il n'y arrivera pas.

La communauté a mené une lutte légale auprès de différents tribunaux et instances du mauvais gouvernement mexicain, mais la majorité ont démontré leur partialité en protégeant les puissants.

Nous, nous savons bien que San Francisco Xochicuautla a défendu son territoire par le passé et continuera à le défendre, et que, de plus, la communauté a accompagné de nombreux villages et communautés dans leurs luttes respectives.

C'est la raison pour laquelle aujourd'hui, nous lançons un appel aux peuples du Mexique et du monde et aux frères et sœurs de la Sexta nationale et internationale, afin d'être attentifs à ce qui pourrait se passer par le futur par rapport à la lutte menée par la communauté de San Francisco Xochicuautla.

A la communauté de San Francisco Xochicuautla, nous faisons savoir que vous n'êtes pas seuls, dans cette marche qui est la nôtre pour la résistance des peuples indigènes.

Bien à vous.

Jamais plus un Mexique sans nous

Congrès National Indigène

Démocratie, Liberté et Justice

Armée Zapatiste de Libération Nationale

Juillet 2015

source du communiqué : http://enlacezapatista.ezln.org.mx/...

— -

Communiqué de Xochicuautla, le 15 juillet 2015 dernier

Juillet 2015.

Au peuple du Mexique.

A la société civile nationale et internationale.

Au Congrès National Indigène.

A la Sexta nationale et internationale.

Aux médias.

A l'Armée Zapatiste de Libération Nationale.

Nous, femmes et hommes otomíes ñathos de la communauté indigène de San Francisco Xochicuautla, face à la décision du Président Enrique Peña Nieto d'exproprier une partie de notre territoire, venons apporter la parole de notre peuple, la parole des indigènes et paysans que nous sommes.

Après huit ans de préjudices, de violations constantes à nos droits humains, de violations à nos droits indigènes, de violations à notre droit à l'alimentation du fait de la destruction de nos récoltes, et de violations et de préjudices aux droits des enfants,

Ce 9 juillet, le président Enrique Peña Nieto a émis un décret d'expropriation affectant les biens communaux de notre communauté, nous spoliant de nos terres cultivables et principalement de nos forêts.

Nous voulons signifier au Président que la réponse à l'émission de ce décret de la part de notre communauté en résistance est la même que durant ces huit années d'opposition à ce projet d'autoroute qu'on nous impose aujourd'hui par la force de l'exécutif. Notre réponse est un NON définitif. NOUS NE PERMETTRONS PAS que soit entériné cet acte de spoliation, et nous maintiendrons vive la résistance au projet mortifère et déprédateur que constitue la construction de l'autoroute privée Toluca – Naucalpan.

Deuxièmement. Le décret d'expropriation ment délibérément. Ni notre peuple otomi, ni notre communauté n'ont fait l'objet de consultations suivant les normes obligatoires de consultation des peuples originaires et indigènes, ce qui constitue de fait une violation des conventions internationales en matière de droits indigènes dont le Mexique est signataire.

Apparemment, le gouvernement fédéral ne sait pas et ne comprend pas que nous, les peuples indigènes, nous ne sommes pas seulement des paysans, et confond la notification aux structures de gestion agraire avec notre existence en tant que peuples indigènes, qui n'avons pas même été consultés, méprisant ainsi nos autorités indigènes fonctionnant selon les us et coutumes, et ignorant nos droits en tant qu'indigènes que nous sommes.

Le décret omet évidemment de préciser que notre résistance avait gagné un recours annulant toute autorisation communale antérieure autorisant la mise en place de ce projet, au vu de la non-participation du village et de son caractère manipulateur et illégal. Ce décret présidentiel se fonde sur une autorisation irrégulière, qui avait été désavouée au niveau légal.

Troisièmement. Le décret d'expropriation se contredit lui-même, et reconnaît que l'expropriation a lieu alors que les engins de construction et l'entreprise sont déjà sur place, occupant notre territoire. C'est-à-dire que le président lui-même reconnaît qu'a d'abord eu lieu l'occupation par la force, et que ce n'est que postérieurement que fut décidé la légalisation d'une occupation illégale.

Mais là où il n'y a pas mensonge, c'est au sujet de la soi-disant « utilité publique » du projet, car comme toujours, les puissants confondent marché et bien—vivre, appelant développement la déprédation, et progrès la destruction de nos peuples. A travers l'invasion de nos territoires, ils détruisent nos forêts et notre culture.

En nous spoliant de nos terres, ils renforcent notre pauvreté, annihilant une forme de vie qu'évidemment ils ne comprennent ni ne respectent pas, nous obligeant à devoir travailler dans la mégalopole urbaine.

Cette spoliation, cette destruction, cet appauvrissement et cette annihilation, eux appellent cela les politiques de développement. Nous autres connaissons leurs noms de toujours : colonisation, écocide, ethnocide et violations de nos droits.

Quatrièmement : notre voix qui se lève n'est qu'une résistance parmi de nombreuses autres. Dans tout le Mexique, les gens luttent en défense de la terre, du territoire et des biens communs naturels que sont les forêts, les rivières, les lacs, les forêts tropicales et les mers.

Notre mouvement, tout comme celui des yaquis et de beaucoup d'autres frères, continuera à résister. Notre communauté, tout comme celle des paysans de La Parota, continuera à lutter. Notre peuple, tout comme l'ont fait nos ancêtres depuis toujours, continuera à se défendre et à défendre la terre-mère face aux ambitions des puissants. Notre peuple, tout comme l'ont fait nos guerriers et nos aïeux par le passé, défendra la terre et la vie qui germine en son sein.

Cinquièmement : toutefois pour lutter et résister face à ce qu'ils nomment « décret d'expropriation », et que pour notre part nos paroles nomment « spoliation », pour résister à cette décision gouvernementale que nos paroles nomment injustice, imposition et légalisation de l'avarice, nous savons que nous ne sommes pas seuls.

C'est pourquoi nous appelons la société civile nationale et internationale, les organisations populaires, civiles, étudiantes, de travailleurs, de femmes, de défense de l'environnement, et tout spécialement nos sœurs et frères indigènes à venir soutenir notre digne résistance.

Nous appelons à soutenir le campement et les barricades au sein de la forêt afin d'empêcher que n'avancent les travaux des engins de chantier, ainsi que l'intromission de policiers et de fonctionnaires – campement que nous avons mis en place il y a déjà quelques semaines de cela de manière permanente.

Nous appelons également la société civile organisée ou non à se mobiliser à nos côtés, à la date et suivant les indications que nous ferons bientôt connaître.

Nous appelons les peuples, les communautés et les organisations à nous soutenir et à empêcher cette action des puissants, qui vient s'ajouter à la longue liste des préjudices, des injustices, des entourloupes, des illégalités et des impositions faites par ce gouvernement et par ce régime.

Nous appelons à défendre la forêt, qui est la vie même. Nous appelons à défendre l'eau qui en surgit ; nous appelons à défendre notre village qui a le droit d'exister en tant qu'indigènes que nous sommes.

Nous exigeons la libération de nos frères yaquis Mario Luna et Fernando Jiménez !

Jamais plus un Mexique sans nous.

Bien à vous

Communauté Indigène de San Francisco Xochicuautla, Lerma, Etat de Mexico.

Front des villages indigènes en défense de la Terre-mère.

source du communiqué : http://frentedepueblosindigenas.org/ traduction 7nubS

Attentat à Suruç : une attaque contre l'autonomie et contre la solidarité

tags : pl-fr,
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Rassemblement de solidarité : "ils voulaient apporter des jouets aux enfants, l'assassin Daech les a tués"

Durant la matinée du 20 juillet, une bombe a explosé dans le centre culturel kurde d'Amara, situé dans la ville turque de Suruç, tuant 32 compañeros et compañeras de la jeunesse socialiste de Turquie (SGDF), et provoquant plus d'une centaine de blessés.

La ville de Suruç, qui se situe à la frontière turque avec la Syrie, est située à quelques kilomètres de la ville de Kobane, symbole de la résistance et de l'autonomie kurde, et qui, durant les derniers mois, a résisté victorieusement au siège de l'armée mercenaire de l'Etat Islamique (ISIS).

Suruç représentait ces derniers mois la porte d'accès à Kobane, et plus généralement à toute la region de Rojava, oú femmes et hommes kurdes sont en train de construire leur autonomie tout en se défendant des ataques d'ISIS et de l'Etat turc. Dans cette ville-frontière où la majorité de la population est kurde, les réfugiés de Kobane en fuite ont pu trouver un lieu sûr oú se loger, en plus de représenter un lieu de rencontre pour les compas internationaux amenant médicaments et produits de première nécessité, et d'où se mettait en place la logistique de la solidarité en direction de Kobane et de l'autonomie kurde.

Pour toutes ces raisons, le centre Amara de Suruç n'est pas un lieu comme un autre.

Des milliers de personnes de tous les pays, parmi lesquels des compas à nous, y sont passés durant ces dernières semaines afin de rencontrer, de connaître et d'accompagner la résistance kurde, et rêver avec elles et eux d'un autre monde. Dans le centre d'Amara, on discutait d'autonomie, de confédéralisme démocratique, mais aussi de spoliation, de mégaprojets et de guerre à la nature, de la Grêce, du Chiapas, de féminisme et d'auto-défense.

Tous les projets orientés vers la reconstruction de Kobane et la solidarité avec la region autonome de Rojava mis en place par différents collectifs, centres sociaux et organisations ont été pensés et construits dans l'espace offert par le centre Amara, qui s'est converti en la maison de toutes et tous.

Les 32 compañeras et compañeros de la fédération socialiste de Turquie se trouvaient dans ce centre afin d'organiser la construction d'une bibliotèque et d'un musée de la résistance à Kobane, lorsque la violente explosion a recouvert leurs rêves de sang.

Le congrès national kurde a accusé le gouvernement turc d'être le responsable du massacre, tandis que le premier ministre Erdogan a déclaré pour sa part qu'ISIS était l'auteur de l'attentat. De toute façon cela ne nous importe pas beaucoup, car nous savons qu'ISIS et le gouvernement turc sont deux têtes de la même hydre, et qu'ils travaillent ensemble à s'efforcer d'exterminer le peuple kurde et en finir avec son autonomie. Car en définitive ce sont les mêmes assassins.

Ce que nous devons assumer aujourd'hui, c'est que l'attaque du centre Amara est une attaque à la solidarité avec les peuples, à l'internationalisme d'en bas. C'est une attaque contre nous toutes et tous : pour nous effrayer, pour que nous cessions de lutter en chaque point de la planète, pour que nous cessions de nous rencontrer dans la lutte pour construire un autre monde, pour construire cette société d'autonomie sans dirigeants ni dirigé.e.s. Malgré les massacres, les bombes et les balles, les révolutions – au Kurdistan comme au Chiapas – continueront à pouvoir compter sur la complicité de tous les rebelles du monde entier.

Ils les ont tués alors qu'ils chantaient.

Nous continuerons à chanter encore plus fort.

Nodo Solidale (Italie et Mexique)

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rassemblement kurde à l'occasion de la remise des corps aux familles

Solidarité depuis le Mexique avec Kobane, et condamnation de l'attentat à Suruç

Article de Hurakan Tezcatlipoca

Mexico, 23 juillet 2015. Différents collectifs solidaires ont tenu à exprimer leur solidarité avec la lutte des peuples du Kurdistan, et tout spécialement avec la résistance à Kobanê, et ont répudié l'attentat survenu le 20 juillet dernier dans la ville de Suruç (Pîrsus, en kurde), durant lequel plus de 30 activistes ont perdu la vie.

A l'extérieur de l'ambassade de Turquie au Mexique, les collectifs ont condamné les assassinats et attentats ayant eu lieu contre les militants solidaires à Kobane, et ont fait savoir que “ces agissements répondent à une action orchestrée par le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, en complicité avec l'Etat islamique, afin de freiner la solidarité révolutionnaire et internationale s'étant exprimée envers la Résistance de Kobanê.

Rappelons que le 20 juillet dernier, au moins 31 personnes ont perdu la vie et près d'une centaine ont été blessées suite à une explosion-suicide dans la ville de Suruç, au sud de la Turquie, durant un rassemblement de près de 300 activistes de différentes villes turques convoqué par la Fédération des Associations de Jeunes Socialistes, avec comme objectif de se rendre à Kobanê et de prêter secours au peuple kurde dans la reconstruction de cette ville, initiée en février dernier, suite à l'expulsion des groupes armés de l'Etat islamique par les Unités d'Autodéfense populaire (YPG) et les Unités d'Autodéfense Féminines (YPG).

“Depuis le Mexique, en tant qu'organisations et en tant qu'individu.e.s, nous répudions ces actes de barbarie, et nous nous exprimons au travers de ce rassemblement de solidarité afin de montrer que Kobanê et ses milices de libération ne sont pas isolées”, exprimèrent les collectifs de solidarité durant le meeting de solidarité avec la lutte des peuples kurdes au Rojava et en condamnation de l'attentat de Suruç.

— “La montagne refleurira lorsque la justice habitera entre les peuples…”

traduction d'un article publié sur le blog de l'eurocaravane pour Ayotzinapa : https://sulugarlosespera.wordpress....


Deuxième niveau de la petite école zapatiste, et cas particuliers

tags : pl-fr,

"DEUXIÈME NIVEAU DE LA PETITE ÉCOLE ZAPATISTE"


ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE MEXIQUE

27 juillet 2015.

A la Sexta nationale et internationale :

Aux ex-élèves de la petite école zapatiste :

Compas :

Bon et bien les dates de ce qui constituera le deuxième niveau de la petite école zapatiste (réservé à celles et ceux qui ont été admis au premier niveau) se rapprochent.

Comme nous l'avions annoncé auparavant, ce sera le 31 juillet, le 1er et le 2 août 2015.

Non, ne vous dépêchez pas. Il ne s'agit pas de venir en terres zapatistes. Il s'agit plutôt de ne pas venir jusqu'ici, ou tout au moins pas pour la petite école. Le deuxième niveau sera universel et aura lieu à l'extérieur des terres zapatistes.

On vous explique :

Bon comme on l'a déjà dit, nous nous rendons compte que la situation économique est difficile. En fait, pas seulement la situation économique : la répression gouvernementale contre les peuples originaires Yaquis (dans le Sonora) et Nahuas (à Santa María Ostula, Michoacán, et à Ayotitlán, Jalisco), ainsi que contre le professorat démocratique (à Oaxaca dans un premier temps, mais cela touchera ensuite les autres entités de l'Etat mexicain) nous rappelle à toutes et tous que ceux d'en haut ne respectent pas leur parole, et que la trahison fait déjà partie intégrante de leur manière de faire de la politique.

Au niveau économique, bon on sait bien que ce n'est pas évident de trouver l'argent pour survivre au quotidien, et encore moins pour voyager facilement et rester plusieurs jours par ici.

Nous le savons bien, nous autres les femmes et les hommes zapatistes, que si nous appelons à venir à la petite école pour continuer à apprendre à nous regarder, il y en aura, c'est sûr, qui pourront se le permettre.

Mais la majorité de ceux qui ont été admis au premier niveau sont des compas qui n'ont pas de moyens, et/ou qui ont des engagements à tenir vis-à-vis des tâches qu'ils accomplissent dans les géographies dans lesquelles ils luttent. C'est-à-dire que, comme on dit, ils ne peuvent pas passer leur temps à venir par ici. Pas parce qu'ils ne le veulent pas, mais parce qu'ils ne peuvent pas. Il y en a qui ont déjà fait tout ce qu'ils ont pu pour venir à la pépinière d'idées du mois de mai dernier, et du coup c'est assez difficile qu'ils puissent venir de nouveau cette année.

L'objectif, ce n'est pas que la petite école soit réservée à celles et ceux qui n'ont pas de problèmes d'argent pour voyager. Ce que nous les femmes et les hommes zapatistes nous voulons, c'est que nos compas de la Sexta puissent nous voir, nous regarder et nous écouter de manière directe, et, comme cela devrait aller de soi, en retirent ce qu'ils pensent pouvoir leur être utile, et laissent de côté ce qu'ils pensent ne pas être utile pour eux, ou bien ce qui les gêne.

Comme nous prenons tout cela en compte, et bien nous devons réfléchir à comment faire pour continuer à parler avec vous et continuer à apprendre de manière mutuelle.

Et donc nous avons organisé les prochains niveaux (du 2e au 6e), de façon à ce que vous n'ayez pas besoin de venir à tout bout de champ, mais on va dire une fois par an. Évidemment, en vous avertissant à l'avance, lorsque se présente la possibilité qu'on puisse vous recevoir par ici.

Voilà la situation, et donc nous vous informons que pour le deuxième niveau, il n'y a pas de classe en territoire zapatiste. Bien sûr, si vous voulez venir à la fête des Caracoles, avec plaisir. Mais vous n'avez pas besoin de venir à l'école, quoi.

Mais par contre si, il va bien y avoir cours, et, bien entendu, examen. On va faire les choses de cette manière :

1.- Celles et ceux qui ont validé le premier niveau recevront à partir du 30-31 juillet et du 1er août de cette année 2015 un courrier électronique (au cas où vous en avez un, et sinon et bien on l'enverra à ceux qui vous ont contacté pour le premier niveau). Dans ce courrier électronique, il y aura une adresse électronique sur laquelle sera hébergée une vidéo. Dans cette vidéo, un groupe spécial de professeurs et professeures zapatistes vous expliqueront ce qu'ils vous expliqueront. Pour pouvoir regarder cette vidéo, vous aurez besoin d'un code ou d'un « mot de passe » comme on dit, qui vous sera fourni dans ce même courrier que vous aurez reçu.

Bon, la vidéo, vous n'êtes pas obligé de la voir tout seul. Vous pouvez vous retrouver entre collectifs, groupes ou bien organisations pour la regarder. Vous pouvez le faire dans les locaux des équipes de soutien de la commission Sexta de l'EZLN présentes dans différents endroits du Mexique, ou bien dans les locaux des groupes et des collectifs et organisations de la Sexta dans le reste du monde.

Jusque-là, il n'y a pas de problèmes. Que ce soit de manière individuelle ou que ce soit en collectif, vous allez voir et écouter nos compañeras et compañeros vous dire quelque chose, et vous expliquer une partie de la généalogie de la lutte zapatiste. Parce que vous, vous avez déjà écouté, vu et même partagé le quotidien des bases de soutien zapatistes, en compagnie de vos Votanes et de de leurs familles. Mais cela n'est qu'une partie de la lutte pour la liberté selon le zapatisme. Il manque d'autres parties.

C'est comme si nous vous avions seulement donné qu'une partie du puzzle. C'est-à-dire comme on dit, qu'il manque ce qu'il manque encore.

Vous aurez également à étudier le chapitre I du livre « La pensée critique face à l'hydre capitaliste », les parties intitulées « Un peu de ce qui a changé » ; « Vers une généalogie de la lutte des femmes zapatistes » et « Notes de Résistance et d'Autonomie ». Si vous n'avez pas le livre en question, ne vous tracassez pas, parce que ces parties sont déjà en ligne sur la page Enlace Zapatista, même si c'est mieux que vous vous procuriez le livre, parce qu'à l'intérieur il y a l'idée intégrale, comme on dit.

2.- Après avoir vu, écouté et étudier ce que disent les compañeras et compañeros dans la vidéo, et après avoir étudié ces parties du livre, vous devrez écrire INDIVIDUELLEMENT 6 questions. Pas plus, pas moins. Six questions quant à ce que vous avez écouté et regardé dans la vidéo. Ces 6 questions, vous allez les envoyez à une adresse mail qui sera communiquée dans le courrier que vous allez recevoir. La date pour répondre est n'importe quel jour et n'importe quelle heure entre le 3 août 2015 et le 3 octobre 2015 inclus.

3.- Il n'y aura pas de réponse individuelle aux questions, mais des réponses collectives. C'est-à-dire qu'ici, nous allons rassembler les questions et nous allons faire des écrits, des vidéos et des enregistrements qui répondrons à ces questions. Lorsque vous lirez un texte de la commandance, ou écouterez un enregistrement des votanes, vous saurez qu'ils répondent à votre question. Sinon, ne désespérez pas, cela veut dire qu'il y aura une autre parole où on vous répondra. Il n'y aura pas de réponses individuelles, mais des réponses générales et collectives.

4.-Les questions sont importantes. Comme c'est le cas dans notre style zapatiste, celles-ci sont plus importantes que les réponses. C'est-à-dire que ce sont les questions que vous ferez qui détermineront si vous passerez au troisième niveau.

5.-C'est-à-dire que, comme on dit, ce dont il s'agit, c'est que vous vous rendiez compte que ce qui intéresse les femmes et les hommes zapatistes, ce ne sont pas les certitudes, mais les doutes. Parce que nous pensons que les certitudes immobilisent, c'est-à-dire qu'elles rendent tranquille, content.e et fixe, sans mouvement, comme si la personne en question serait déjà parvenue à terme, ou saurait déjà la réponse. En échange, les questions font qu'une personne se bouge, cherche, qu'elle ne se sente pas tranquille et ne soit pas satisfait.e, comme tracassé durant le jour ou durant la nuit. Et les luttes d'en bas à gauche, compas, elles naissent de ces inquiétudes, des doutes, de l'absence de tranquillité. Si une personne se sent satisfaite, c'est parce qu'elle est train d'attendre qu'on lui dise ce qu'il faut faire, ou qu'on lui a déjà dit ce qu'il faut faire. Si une personne ne se sent pas satisfaite, cela veut dire qu'elle cherche ce qu'il faut faire.

6.- Et donc dès à présent, on vous fait savoir ce qui sera évalué pour passer au troisième niveau : les 6 questions que vous, individuellement, allez faire. C'est cela que les votanes prendront en compte pour savoir s'ils vous intègrent dans la liste qui dit « admis au troisième niveau ».

Bon, c'est tout ce que nous avons à vous dire pour le moment, compas. Et puis, malgré tout cela et la petite école, il faut bien continuer à nous soutenir mutuellement et à soutenir ceux qui luttent pour vérité et justice, comme le village nahua d'Ostula qui exige justice pour l'attaque qu'ils ont subi, durant laquelle a été assassiné l'enfant EDILBERTO REYES GARCÍA par l'armée fédérale ; comme le village nahua d'Ayotitlán, attaqué par des hommes de mains et des policiers au service de la multinationale minière Ternium ; comme les proches des 47 absents d'Ayotzinapa ; comme les proches des enfants de la garderie ABC (ce n'est pas parce que la nouvelle n'est pas diffusée dans les journaux qu'ils ont cessé de lutter pour obtenir justice) ; comme les proches des prisonniers, prisonnières et disparu.e.s politiques du monde entier ; comme le professorat rebelle ; comme la Grèce d'en bas à gauche, qui ne s'est pas fait bernée par la fable du référendum ; comme les prisonniers et prisonnières qui continuent à tenir tête au Pouvoir et à l'Etat, même derrière les barreaux ; comme celles et ceux qui lui tiennent tête, dans les rues et dans les champs de toutes les géographies ; comme les peuples originaires qui maintiennent leur défense de la Terre-mère ; comme celles et ceux qui ne se vendent pas, qui ne titubent pas, qui ne se rendent pas.

Parce que c'est la résistance et la rébellion qui rompent les géographies d'en haut. Parce qu'en haut, lorsqu'ils prédisent la défaite, le découragement et le manque de fermeté, il y a toujours unE, une ou un qui dit « NON ». Parce que regardez-bien comment sont les choses : aux racines de la liberté, il y a toujours un « NON » qui se cramponne à la terre, qui s'en nourrit, et qui grandit avec elle.

Voilà voilà. Et n'oublions ni l'aujourd'hui ni l'hier, c'est comme cela que nous nous souviendrons demain de ce qui reste à faire.

Sous-commandant Insurgé Moisés. Directeur de la petite école.

Sous-commandant Insurgé Galeano. Concierge de la petite école.

Mexique, juillet 2015.

traduction du communiqué en espagnol publié sur le site d'enlace zapatista : http://enlacezapatista.ezln.org.mx/...

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CAS PARTICULIERS.

29 juillet 2015.

Si vous n'avez pas reçu le courrier d'admission au second niveau cela peut être dû au fait que…

…l'adresse du courrier électronique avec lequel vous vous êtes enregistré n'est plus valide, ou bien a été effacée, ou bien que le mot de passe a été oublié.

…que vous ayez encore la même adresse mais que vous n'ayez pas reçu l'admission parce que nous nous somme emmêlés les pinceaux, et que nous ayons de nouveau besoin de vos données personnelles… ou bien parce que vous n'avez pas été admis au deuxième niveau. Si, après avoir effectué ce que nous précisons plus bas, vous n'avez toujours pas reçu dans une période d'un mois le courrier d'admission, c'est parce que vous n'avez pas validé.e le niveau 1.

Dans tous les cas, la manière de résoudre cela est très simple : il suffit d'envoyer un nouveau courrier à l'adresse casosespeciales@ezln.org.mx, depuis une nouvelle adresse électronique, dans laquelle vous allez détailler :

.- votre nom complet et votre date de naissance.

.- votre lieu de résidence.

.- votre clé d'enregistrement, si vous vous en souvenez ou si vous l'avez encore.

.- la date à laquelle vous avez passé le cours.

.- le lieu où vous avez passé le cours (si c'était dans une communauté, en précisant le nom de la communauté et le nom du caracol auquel appartient la communauté) ; (si c'était par vidéoconférence, le nom du lieu, du quartier, de la ville, du pays et du continent où vous avez assisté à la vidéoconférence).

.- le nom de votre Votán.

traduction du communiqué en espagnol publié sur le site d'enlace zapatista : http://enlacezapatista.ezln.org.mx/...

(7nubS)

The New War against the Indigenous Peoples

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The New War against the Indigenous Peoples

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Francisco López Bárcenas

La Jornada, 24th July 2015
The fight of Mexico’s indigenous people against dispossession and for security is receiving such an aggressive response from the government that several onlookers think that it amounts to a new war of extermination against them. The occurrence of many events has given credence to those who think so. One very important institutional policy is reminiscent of the mid-nineteenth century attempt to exterminate indigenous populations for the purpose of enabling landowners and surveying companies to take control of their lands and natural resources.

Today this policy seeks to strip them of their territories in order to hand them over to transnational corporations or to build public works that would later be leased to transnationals for their own eventual profits. Another common occurrence, similar to the former, is that when the peoples organize themselves to resist their dispossession, the State uses all its legal and policing power to bully them, paying no attention to any law they [the peoples] might invoke and forcing them to work outside the legal system, in which case the State can justify aggression against them.

A recent case is that of San Francisco Xochicuatla, a Hñahñu town in the municipality of Lerma, State of Mexico. Its inhabitants, like those of neighbouring towns, are opposed to the Autovan company, a subsidiary of Constructora Teya, itself a subsidiary of Grupo Higa, constructing the Toluca-Naucalpan highway, because it would destroy the forest they have so jealously guarded for years, and with it the ancestral route that year after year lets them climb the hill of La Campana where, according to their worldview, life originated. With the construction of the highway, the Hñahñu would no longer be able to cross towards the hill of La Campana. In self-defence they have lodged complaints about these aggressive actions, mobilized to halt the construction of public works and appealed to the courts to assert their rights. As reason is on their side, the courts have ruled in their favour.

Instead of respecting the judicial rulings, the President [Peña Nieto] has opted for expropriation in order to dispossess the Hñahñu and hand over their hereditary lands to the company that holds title to his wife’s house. To this end, before publication of the decrees of expropriation, he ordered the police to occupy the premises in order to prevent the inhabitants from impeding the entrance of the machinery that would begin work on the projects.

The President failed in this effort because the people responded by setting up an encampment in the area where the planned work was to take place. The people of Xochicuautla have claimed that they are mobilizing for the continuation of their people, to exercise their autonomy, to preserve the integrity of their territory and to demand that they be consulted before the commencement of the project, so that the people may determine if they desire the work to be done, and, if so, what conditions must be met.

More serious is the government’s decision to intervene militarily in the Nahua community of Santa Maria Ostula, located on the Coast of Michoacán, with the goal of apprehending Semeí Verdía Zepeda, first commander of the Nahua community’s Community Police and general coordinator of self-defence groups in the municipalities of Aquila, Coahuayana, and Chincuila. The objective of the Community Police is to provide public security for their region’s inhabitants in the face of violence from organized crime.

According to the testimony of community representatives, the military entered opening fire on the people to make them stay away and not disrupt their mission. In the process, one child died and four others were injured, including a young girl. The action is also reprehensible because it violated agreements between the communities and the state government, among them the delivery of arms, which the imprisoned community commander is accused of possessing, and the approval of Rural Force positions for the municipality of Aquila, to which the aggrieved community belongs.

Unfortunately, these are not unique cases. Many like them exist far and wide throughout the Mexican Republic. To some ears, naming these kinds of acts a war against indigenous people may sound like an exaggeration. What cannot be denied is that this is a systematic pattern of violation of indigenous peoples’ rights, in the sense that the Inter-American Court of Human Rights has characterized it: a plurality of events with the same goal and a repeated behaviour over time.

If not corrected now, the consequences of this situation may be regrettable. It is likely that this type of official action is achieving its immediate purpose of subduing rebels; but in the long term, it is incubating a social discontent and irritation the results of which cannot be predicted. For this reason, it would be best to correct course. Now there is still time. Later it may be too late.

Translated by Chris Brown

http://www.jornada.unam.mx/2015/07/24/opinion/017a2pol?partner=rss

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UK Zapatista Network

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IN THE YEAR OF THE 21st ANNIVERSARY OF THE WAR AGAINST OBLIVION…….

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This website provides information on Zapatista groups in the UK. These groups are providing solidarity to autonomous communities in Chiapas and to the wider social struggle in Mexico. They take inspiration from the Zapatistas’ example of organising autonomously and ‘from below’.

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Zapatista News Summary for July 2015

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Zapatista News Summary for July 2015

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1. Many letters and pronouncements are issued rejecting the paramilitary attacks denounced recently by the JBG Path to the Future (La Garrucha) in El Rosario, and expressing solidarity with the Zapatista Support Bases (BAZ). Frayba issues an Urgent Action about the risk to the life and personal safety of the BAZ in the communities of El Rosario and Nuevo Paraíso.

2. The Network for Solidarity and against Repression (RvsR) convokes global solidarity with the Zapatista communities for the week 12th to 19th July, leading up to the Chiapas elections on July 19th, denouncing the counterinsurgency strategy of the use of paramilitaries by the three levels of government. There is a large response to this call in many parts of Mexico, and also internationally in countries such as Brazil, Argentina, Germany, France and Spain.

3. The EZLN presents the book “Critical Thought against the Capitalist Hydra” volume 1 – Participation of the Sixth Commission in the Seminar, and releases a fragment of text, “Chiapas, Mexico, the World” taken from “our view of the hydra” by Subcomandante Galeano. This extract talks about urban dispossession in the city of Tuxtla Gutiérrez, capital of Chiapas, and who wins and who loses from it.

4. The tenth anniversary of the release of the Sixth Declaration of the Lacandon Jungle is celebrated.

5. The CNI and EZLN issue a joint condemnation of an attack on the Indigenous Nahua municipality of Santa María Ostula, Michoacán. Following protests against the arrest of the First Commander of their community police, Cemeí Verdía Zepeda, the Mexican army opens fire, killing a 12-year old boy, and wounding six people including a six- year old girl. The arrested commander is subsequently freed on lack of evidence and immediately re-arrested on a different charge.

6. Subcomandantes Moisés and Galeano send out information about the second level of the Escuelita Zapatisia, from 31st July to 2nd August, which is for those who passed the first level, and finally leads to the sixth level. The second level will not be held in Zapatista territory, because so many students have problems with the cost and the time needed to get there, but is to be done collectively by students in the places where they live. They also send out information for any former student who has not received an email.

7. On 30th July, the CNI and EZLN issue a communique in support of the struggle of the Ñätho community of San Francisco Xochicuautla against the road project which threatens the destruction of their sacred forest. This follows the signing of a presidential decree by President Enrique Peña Nieto, cancelling a 1954 order guaranteeing indigenous community land rights in Xochicuautla, and expropriating 37 hectares of land in order to permit the construction, by the notorious Grupo Higa, of a new section of the Toluca-Naucalpan highway on the communal land of the community, slicing through the sacred Otomi-Mexica forest. The ejidatarios of San Sebastian Bachajon also issue a communique in solidarity. A march is held in Mexico City in support of both Xochicuautla and Ostula.

8. Ejidatarios of Tila, adherents to the Sixth, denounce an armed confrontation which took place there on 20th June, between supporters of the PVEM and PRI political parties. There is great insecurity in this area during the time of elections, with people fearing for their lives. They describe young people, hooded and dressed in black, carrying guns, clubs and machetes, operating roadblocks with the support of the municipal police. Post-electoral conflicts have continued in many parts of Chiapas, where the PVEM, allied with the PRI, remain the most powerful political parties.

9. On 28th and 29th July over 4,000 indigenous and mestizos from Las Margaritas and the surrounding area go on a pilgrimage against the suffering of the peoples, for peace and life and against violence and dispossession, in particular in support of the communities of Primero de Agosto, Banavil, Acteal, Ayotzinapa and Chicomuselo. They release the Pronouncement of Las Margaritas in Defence of our Right to be Peoples.

10. The Network for Peace highlights the lack of response from the Chiapas state government to the case of the displaced people of Primero de Agosto. The displaced families from Banavil also call attention to their case, and later announce they will return temporarily to work their lands.

11. On the ten-month anniversary of the Ayotzinapa attack, parents of the 43 disappeared students announce that on 30th July a caravan to the southern states of Mexico will begin in San Cristobal de la Casas. The next day a second caravan will start in Chihuahua.

 

Other

1. Actions are held against the visit of the Mexican president Enrique Peña Nieto and his entourage to France, 13th to 15th July.

2. A new arrest warrant is issued against the Yaqui leader, Mario Luna, whose appeal (amparo) has recently been allowed, and whose liberation had been anticipated. The new warrant could lead to between four and ten years imprisonment.

3. Human Rights Watch publishes its 2015 report, in which it says that the government has made little progress in prosecuting the widespread killings, enforced disappearances, and torture committed by soldiers and police in the course of efforts to combat organized crime. In August 2014, the government acknowledged that the whereabouts of over 22,000 people who had gone missing since 2006 remained unknown, and no one has been convicted for an enforced disappearance committed after 2006. Mexico’s security forces have participated in widespread enforced disappearances, in some cases, collaborating directly with criminal groups.

4. Mexico’s National Social Development Policy Evaluation Council (Coneval) says that over 60 million people, half the country’s population, are living in poverty, an increase of two million in the last two years, with twelve million – and 20 million children – in extreme poverty. According to the document, while one out of every two people in Mexico lives below the poverty line, only one out of every five has their needs completely covered. The highest level of extreme poverty – 76.2 per cent – is in Chiapas. Mexico is the eleventh richest economy in the world.

5. Latest Mexican government figures show that between 2007 and 2014 more than 164,000 people were murdered. Over the same seven-year period, slightly more than 103,000 died in Afghanistan and Iraq, according to data from the United Nations.

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Families forcibly displaced from Banavil in the municipality of Tenejapa return temporarily to work their land.

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Families forcibly displaced from Banavil in the municipality of Tenejapa return temporarily to work their land.

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There will be a press conference on Monday August 3, 2015 at 11:00 am in the offices of Frayba (Brazil 14, Barrio de Mexicanos, San Cristobal de Las Casas, Chiapas)

Streaming by: http://komanilel.org/  and http://www.kehuelga.org/

After the press conference, the displaced will return to their communities where they will remain for 15 days. We invite you to join us.

Truth, Justice and Return
No to forced displacement

On December 4, 2011, in the community of Banavil, Tenejapa municipality, Chiapas, members of the Institutional Revolutionary Party (PRI) attacked with firearms families supporting the Zapatista Army of National Liberation (EZLN). This event caused the forced displacement of 13 people, who lost everything and were prevented by threats from returning to their community.

The attack caused the murder of Pedro Méndez López, the wounding of six other people and the forced disappearance of Alonso López Luna. In addition there were two arbitrary detentions: Lorenzo López Girón who was wounded by gunfire and charged with aggravated assault; and Francisco Santiz Lopez, EZLN support base, who was in a different place to that where the events occurred. Subsequently both gained their freedom, in the case of Francisco this was achieved thanks to the efforts of a special campaign with actions of international solidarity.

Because of these serious human rights violations, justice and punishment are still being demanded for those responsible for the attacks. It is necessary to clarify the truth about the disappearance of Mr. Alonso López Luna demand his live appearance.

http://www.rostrosdeldespojo.org/casos/banavil/

Words of the Banavil families during the pilgrimage from Las Margaritas to Comitan, 29th July: http://chiapasdenuncia.blogspot.mx/2015/07/desplazados-de-banavil-en-solidaridad.html

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Comunicato di Solidarietà a EZLN e CNI

Alle compagne e ai compagni dell’EZLN Alle compagne e ai compagni del CNI Alle compagne e ai compagni del Messico Ribelle Sappiamo quello che sta accadendo nelle strade, asfaltate o sterrate, del Messico. Conosciamo la gravità dei fatti e la … Continue reading

Pilgrimage for Peace, for Life, against violence and dispossession pronounces for the right to be peoples

Pilgrimage for Peace, for Life, against violence and dispossession pronounces for the right to be peoples

July 30. Walking from their communities to Comitán de Domínguez, the peoples make a call for the defence of Mother Earth, the water, the forests and the jungles that they inhabit ancestrally and for their culture and their right to be Original Peoples.

CHIAPAS DENUNCIA PÚBLICA

CHIAPAS DENUNCIA PÚBLICA

July 29.  The indigenous peoples in the municipality of Las Margaritas in Chiapas, undertook ​​the Pilgrimage for Peace, for life against violence and dispossession.

The pilgrimage and the subsequent meeting were organized by the pueblo creyente, the pastoral team, deacons and coordinators of the Tojolabal mission, to express their dissatisfaction and to unite their forces to enable them to confront the violence they experience in their communities and the issues that come with the structural reforms.

Walking from their communities to Comitán de Domínguez, the peoples made a call for the defence of Mother Earth, the water, the forests and the jungles that they inhabit ancestrally and for their culture and their right to be Original Peoples.

They are calling for the prevention of transnational corporations from plundering their territories and Say No to mines, hydroelectric dams, oil exploration and maíz criollo.

The indigenous peoples of the Las Margaritas region demand “an end to all the violence that we experience every day, such as drug trafficking, corruption and impunity, threats and displacement by organizations which are controlled by the government with their political parties which divide and confront within the communities.”

The gathering of the peoples who participated in the pilgrimage agreed and asked others to consider and reflect on the reality of Mexico and continue organising from below.

http://desinformemonos.org.mx/2015/07/la-peregrinacion-por-la-paz-por-la-vida-contra-la-violencia-y-el-despojo-se-pronuncio-por-el-derecho-a-ser-pueblos/

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