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DENUNCIAMO LE AGGRESSIONI PARAMILITARI DEL GRUPPO D’INVASIONE “LOS 40” CONTRO LA COMUNITÀ ZAPATISTA DI NUEVO SAN GREGORIO, CHIAPAS, MESSICO.

Dall’apparizione pubblica dell’EZLN nel gennaio 1994, il governo messicano in tutti e tre i livelli (federale, statale e municipale) ha promosso, organizzato, finanziato e incoraggiato vari gruppi paramilitari per attaccare la popolazione civile zapatista. Le Basi di Appoggio dell’EZLN (BAEZLN) dello stato di Nuevo San Gregorio denunciano che un gruppo paramilitare da più di un ...

Samir, deux ans après ton assassinat, de l'Europe d'en bas à gauche, nous sommes à tes côtés dans la lutte !

tags : pl-fr,

pour signer le texte, envoyer un mail à cspcl@samizdat.net

Samir, deux ans après ton assassinat, de l'Europe d'en bas à gauche, nous sommes à tes côtés dans la lutte !

Au Front des Peuples en Défense de la Terre et de l'Eau des États de Morelos, Puebla et Tlaxcala
A la famille, aux amis et aux camarades de lutte de Samir Flores Soberanes
À l'Armée Zapatiste de Libération Nationale et au Congrés National Indigène
Aux luttes d'en bas à gauche et aux "Redes de resistencia y rebeldía" :

Le 20 février 2019, à 6h30 du matin, une figure de la résistance a été assassinée dans le village Nahua d'Amilcingo, Morelos, Mexique, trois jours avant une consultation présidentielle sur la mise en œuvre d'un mégaprojet industriel dans la région, impliquant de nombreuses transnationales européennes. Atteint de deux balles dans la tête, Samir Flores Soberanes, radiodiffuseur et fondateur de la radio de son village, paysan, menuisier, peintre, forgeron, animateur d'ateliers en agroécologie, enseignant improvisé à l'école primaire en résistance dans son village, membre du Congrès national indigène, mari, père de quatre enfants et adversaire infatigable du méga-projet de mort appelé "Projet Integral Morelos", est tombé sur le seuil de sa maison.

Les zapatistes, le Congrès national indigène et le Conseil de gouvernement indigène n'ont cessé de donner écho et voix à la lutte que le Front des peuples en défense de la terre et de l'eau de Morelos, Puebla et Tlaxcala (FPDTA-MPT) entreprend pour obtenir la vérité et la justice pour le meurtre de Samir, ainsi que l'abandon définitif d'un Projet intégral de mort taché de sang, de mensonges et de manœuvres coercitives incessantes. Par son soutien inconditionnel à ce mégaprojet, il a ouvertement trahi les peuples de Morelos, Puebla et Tlaxcala et tout le Mexique, auxquels il a promis en 2014 l'annulation du projet s'il était élu président, et a trahi la mémoire de Zapata au profit d'entreprises européennes comme Elecnor, Abengoa, Enagas, Bonatti, Saint-Gobain et des dizaines d'autres investisseurs capitalistes.

Deux ans après le meurtre de Samir, les enquêtes n'ont pas progressé. Pendant ce temps, le gouvernement mexicain fait tout son possible pour mettre en service la centrale thermoélectrique de Huexca, malgré une douzaine d'injonctions légales qui ont entraîné la suspension du projet. De plus, le 23 novembre dernier, le camp de résistance zapatiste d'Apatlaco, qui empêchait la construction d'un aqueduc nécessaire au fonctionnement de la centrale thermoélectrique de Huexca, a été expulsé par des membres de la Garde nationale ; aujourd'hui, l'infrastructure est protégée en permanence par la Garde nationale, l'armée, la police locale et la police privée. Des tentatives d'opération désastreuses sont régulièrement menées et les intimidations contre les opposants au projet ne cessent pas.

En solidarité avec le Front populaire et en mémoire de Samir, de l'Europe d'en bas et de la gauche, nous demandons la vérité et la justice pour son assassinat et exprimons notre soutien à la lutte contre un gazoduc dont le danger dans cette région volcanique n'est pas sujet à manifestation, contre un aqueduc qui réduirait et polluerait les eaux des peuples Nahua de la région, ainsi que contre des zones industrielles et des centrales thermoélectriques qui pollueraient le territoire pour produire des profits pour les entreprises européennes, entre autres.

Nous savons que ces transnationales ont profité des gouvernements du Mexique et les ont soudoyés pour maximiser leurs profits, proposant des œuvres de mort aux dépens des peuples indigènes et de l'environnement de toute notre planète. En alliance avec l'actuel patron du Mexique, ces transnationales européennes ne cessent de fouler aux pieds les droits des peuples indigènes, imposant leurs projets sur le territoire avec le soutien discret de diverses institutions, sans l'accord des peuples.

C'est pourquoi nous exprimons notre plus grand souhait que la délégation zapatiste, le Congrès national indigène et le Conseil directeur indigène viennent en Europe pour témoigner de leur lutte, de l'impunité qui règne au Mexique et à l'étranger et des violations systématiques des droits des peuples indigènes commises dans cette région, comme dans le reste du Mexique et du monde.

Nous demandons la vérité et la justice pour Samir !
Pour les peuples indigènes de Morelos, Puebla, Tlaxcala et tous les peuples du monde, nous demandons l'abandon du Projet Intégral de Morelos et de tous les mégaprojets de mort capitalistes !

Cinq cents ans plus tard, la résistance à la colonisation et au pillage capitaliste se poursuit !


Samir, a dos años de tu asesinato, desde la Europa de abajo a la izquierda estamos a tu lado en la lucha

El 20 de febreo de 2019, a las 6 y media de la madrugada, une figura de la resistencia fue asesinada en el pueblo nahua de Amilcingo, Morelos, México, tres días antes de una consulta presidencial sobre la puesta en marcha de un megaproyecto industrial en la región, involucrando a muchas transnacionales europeas. Herido de dos balas en la cabeza, es a la puerta de su casa que cayo Samir Flores Soberanes, locutor y fundador de la radio de su pueblo, campesino, carpintero, pintor, soldador, tallerista en agroecologia, maestro improvisado en la escuela primaria en resistencia de su pueblo, marido, padre de cuatro hijxs e incansable opositor al megaproyecto de muerte denominado « Proyecto Integral Morelos ».

Desde entonces, l@s zapatistas y el Congreso Nacional Indígena no pararon de dar eco y voz a la lucha que emprende el Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra y el Agua (FPDTA) Morelos, Puebla y Tlaxcala para obtener verdad y justicia sobre el asesinato de Samir, así como el abandono definitivo de un Proyecto Integral de Muerte manchado de sangre, de mentiras y de maniobras de coacción incesantes. A través de su apoyo incondicional a este megaproyecto industrial, Andrés Manuel Lopez Obrador, presidente de México, traiciono abiertamente a los pueblos de Morelos, Puebla y Tlaxcala y a la memoria de Zapata para el beneficio de empresas europeas tal como Elecnor, Abengoa, Enagas, Bonatti, Saint-Gobain, y decenas de otros inversionistas capitalistas.

Hoy en día, a dos años del asesinato de Samir, la investigación sobre su asesinato no tuvo ningún avance. Mientras tanto, el gobierno mexicano hace todo lo posible para poner en marcha la central termoeléctrica de Huexca, a pesar de una decena de amparos jurídicos que involucraban la suspensión del proyecto. A pesar de esto, el campamento de resistencia zapatista de Apatlaco fue desalojado el 23 de noviembre pasado, la Termo es guardada de manera permanente por la Guardia nacional, los militares, la policía local y policías privadas, intentos desastrosos de funcionamiento son llevados a cabo regularmente, y no cesan las intimidaciones en contra de los opositores al proyecto.

En solidaridad con el Frente y en memoria de Samir, desde la Europa de abajo a la izquierda, exigimos verdad y justicia sobre su asesinato y expresamos nuestro apoyo a la lucha en contra de un gazoducto cuya peligrosidad en esta región volcánica ya no es por demostrarse, en contra de un acueducto que desviaría y ensuciaría el agua de los pueblos nahuas de la región, así como de zonas industriales y de centrales termoeléctricas que contaminarían el territorio a ganancias de diversas empresas europeas.
Sabemos como estas transnacionales aprovecharon y corrompieron a los gobiernos de México en fin de maximizar su ganancia, proponiendo obras de muerte a las expensas de los pueblos indígenas y del medio ambiente de todo nuestro planeta. En alianza con el actual capataz de México, estas transnacionales europeas no cesaron de pisotear los derechos de los pueblos indígenas, imponiendo sus proyectos en el territorio y sin el acuerdo de los pueblos, con el apoyo discreto de varias instituciones.
Es la razón por la cual expresamos nuestro mas grande deseo de que al lado de la delegación zapatista y el Congreso Nacional Indígena, el Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra y el Agua de Morelos, Puebla y Tlaxcala venga en Europa para testimoniar de su lucha, de la impunidad que reina en México y afuera y de las violaciones sistemáticas de los derechos de los pueblos indígenas cometidas en esta región, tal como en el resto de México y del mundo.
Para Samir, exigimos verdad y justicia !
Para los pueblos indígenas de Morelos, Puebla, Tlaxcala y todos los pueblos del mundo, exigimos el abandono del Proyecto Integral Morelos y de todos los megaproyectos capitalistas de muerte !

Quinientos años después, la resistencia a la colonización y al saqueo capitalista sigue vigente !

Firmas :

Alemania
Gruppe B.A.S.T.A. Münster
Red Ya-Basta-Netz

Catalunya
Cafè Rebeldía-Infoespai, Barcelona
Adhesiva, Barcelona
Taula per Mèxic, Barcelona
Ateneu La Torna

Corsèga
Corisca Internaziunalista
Associu Sulidarità - sezzione in Pariggi

Dinamarca
Foro internacional Dinamarca, Grupo México

España
Yretiemble Madrid
Centro de Documentación sobre Zapatismo. Madrid
Asamblea Plaza de los Pueblos
Asociación Brasileña Maloka
Comité de Solidaridad con los Pueblos - Interpueblos
Colectivo Maloka, Barcelona
Confederación General del Trabajo (CGT)
Asociación Teatro de la Tierra
MOVIMIENTO WIPHALA España
Mesa Migración, Refugio, Intercul,y Antirracismo. SBC
OMAL - Paz con Dignidad
Plataforma por Honduras en Madrid
CNT Fraga
Comité de solidaridad con América Latina COSAL Asturias
Coletivo pelos Direitos no Brasil - Madrid
La Villana de Vallekas - Madrid
Trawunche Madrid (Coordinación de Apoyo al Pueblo Mapuche)
CNT Comarcal Sur Madrid
Café Rebeldía, Olba [Teruel]

Finlandia
Colectivo Armadillo

Francia
Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL - PARIS)
Colectivo Paris Ayotzinapa
A.Pardo-Alarcon
Américasol (Red Escargot) - Francia
Chiapas sol (Red Escargot) Francia
Terra Libra / Francia - Bretana
Ingalan / Francia - Bretana
Stop EDF Mexique - Francia
Colectivo Chiapas-Ariège (red escargot) Francia
Asociación Mut-Vitz 34 (Red Escargot) Francia
Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) - Francia
Confédération Nationale du Travail (CNT-F) - Francia
Groupe de soutien à Leonard Peltier (LPSG-France) - Francia
Collectif Granos de arena - Francia
Mut Vitz 13
Assemblea de Solidaritat amb Mèxic del País Valencià
UCL (Union Communiste Libertaire)
Union syndicale Solidaires

Grecia
Chispa de Solidaridad con l@s Zapatistas y Pueblos Indigenas
Colectivo "Calendario Solidario Zapatista"
Asamblea Libertaria Autoorganizada Paliacate Zapatista
Espiral de solidaridad-semilla de resistencia

Italia
Asociación Ya Basta ! Moltitudia Roma
Associazione Ya Basta ! Milano
Tatawelo

País vasco
Lumaltik
Bizilur
Zapatisten Lagunak
GABILTZA
A Planeta

Suiza
Barfuss Kollektiv
Solidaridad Directa con Chiapas, Zurich

Republica Checa
Družstvo Black Seeds

Souscription 2021 du CAFE ZAPATISTE

tags : pl-fr, zapatiste,

Voici donc la nouvelle souscription pour le café zapatiste.
il est possible de renvoyer le bulletin ci dessous jusqu'à fin avril.
Toute la partie soutien sera consacrée cette à soutenir la tournée zapatiste en Europe

DENUNCIAMOS LA DETENCIÓN ARBITRARIA E INJUSTA DE FERNANDO ESPINOZA PÉREZ Y BALDEMAR ESPINOZA PÉREZ , PRESOS INJUSTAMENTE EN EL CERESO 16 DE OCOSINGO

https://viajezapatista.eu/es/denunciamos-la-detencion-arbitraria-e-injusta-de-fernando-espinoza-perez-y-baldemar-espinoza-perez-presos-injustamente-en-el-cereso-16-de-ocosingo/

DENUNCIAMOS LA DETENCIÓN ARBITRARIA E INJUSTA DE FERNANDO ESPINOZA PÉREZ Y BALDEMAR ESPINOZA PÉREZ , PRESOS INJUSTAMENTE EN EL CERESO 16 DE OCOSINGO


 

Desde la aparición pública del EZLN en enero de 1994, el gobierno mexicano en sus tres niveles (federal, estatal y municipal) ha promovido, organizado, financiado y alentado distintos ataques a la población civil zapatista o que se organiza en otros espacios como el Congreso Nacional Indígena, quien desde su creación, el 12 de octubre de 1996, ha sido objeto de ataques por parte del gobierno mexicano

En este contexto, se ha producido la detención arbitraria de Fernando Espinoza Pérez y Baldemar Espinoza Pérez.

El pasado día 10 de Febrero, las personas mencionadas salieron del ejido el Tumbo, municipio de Ocosingo, hacia la ciudad de Palenque en una camioneta Nissan cargada con 25 bultos de café. A la altura del crucero Peña Limonar fueron bloqueados por un grupo de cincuenta personas que portaban armas de fuego, palos y machetes, liderados por Manuel López Gutiérrez, Juan Gutiérrez Cruz, Narciso Gutiérrez Pérez y Pedro Hernández Jiménez, presidente del comisariado, concejo de vigilancia, secretario del comisariado y agente auxiliar municipal. ,

Fernando Espinoza Pérez y Baldemar Espinoza Pérez fueron esposados y trasladados al ejido peña limonar, donde fueron violentamente agredidos por policías rurales. Dichas autoridades abusando de su poder les quitaron su café, dinero y pertenencias, posteriormente fueron remitidos a la cárcel municipal de Ocosingo donde se encuentran actualmente y se teme por su seguridad e integridad física

Por todo lo anterior, denunciamos los ataques paramilitares y la escalada de violencia contra las comunidades del Congreso Nacional Indígena, así como la complicidad del gobierno federal, estatal y municipal en la misma.

Digan lo que digan, declaren lo que declaren, firmen los documentos que firmen, los malos gobiernos están financiando, promoviendo y respaldando los ataques contra la población civil. Son criminales pues, aunque piensen que no, se ensucian sus manos con la sangre de hombres, mujeres, niños y ancianos que viven pacíficamente en todas esas comunidades atacadas por los paramilitares.

¡VIVA LA LUCHA POR LA VIDA DE LAS COMUNIDADES ZAPATISTAS!
¡ALTO A LOS ATAQUES PARAMILITARES!
¡ALTO A LA MUERTE QUE SIEMBRAN LOS TRES PODERES DE GOBIERNO!

Para enviar tu firma, escribe un correo a denuncias@viajezapatista.eu

Organizaciones, colectivos, individuos, firmantes:

Rusia 

Centro de apoyo a los pueblos indígenas del norte

Foro Aborigen, foro de mujeres sámi 

Pueblos indígenas de Siber

Cooperativa Molotov  

AUSTRIA

Colectivo Kinoki Autogesti 

SUIZA

Colectivo de Ginebra por la Huelga Feminista

Huelga del clima y colectivo 8 marzo para un femismo revolucionario – Ginebra

Boque Feminista Abya Yala 

Transfronterizas Feministas; Grupo Internacional para la Huelga en Suiza 14Junio 

Rojo en Tamboreras de Suiza        

Barfuss Kollektiv, Basilea, Luzerna, Zúrich. 

Solidaridad directa con Chiapas, Zürich

Encuentro Feminista Zapatista, Basel-Zürich

ALEMANIA

Comité Jineoloji Europa

Grupo B.A.S.T.A.

Bloque Latinoamericano Berlín / Coordinación delegación zapatista (Berlín, Alemania)

Convocatorias ciudadanas

PIRATA 

Red Ya-Basta-Netz

Ya Basta Wendland

Citizen sumons

DINAMARCA

Foro Internacional, Grupo México (Dinamarca) 

FRANCIA

Mut-Vitz 34 del ESCARGOT rojo        

Colectivo París ayotzinapa

CSPCL (París)        

MutzVitz13 Marsella        

Union Syndicale Solidaires 

Asociación Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas

El Cambuche de Toulouse

Americasol (Red Escargot)

Union Communiste Libertaire

Printemps du Changement

Terra Libra / Bretagne

Ingalan / Bretagne

Colectivo Granos de arena

GRECIA

Asamblea Libertaria Autoorganizada Paliacate Zapatista 

Chispa de Solidaridad con l @ s Zapatistas

Colectivo Calendario Zapatista

Espiral de solidaridad-semilla de resistencia 

ITALIA

20ZLN – LAPAZ 

Colectivo zapatista de lugano – el pirata 

Comitato Chiapas «Maribel» -Bérgamo, LAPAZ 

Comitato NO TAV Lavis, Trento, Rovereto 

Cooperazione Rebelde Napoli – LAPAZ 

Nodo solidale y la pirata, LAPAZ 

Tatawelo / Redprozapa        

Ya Basta Bolonia – LA PAZ 

Ya Basta Padova – LAPAZ 

Ya Basta Roma – LAPAZ 

¡Ya Basta! Roma LAPAZ 

Associazione YaBasta Milano 

ESTADO ESPAÑOL

Frente Sur (Andalucía)

Lumaltik (Aragón)

Comité de Solidaridad con los pueblos_Interpueblos Cantabria

Centro de Documentación sobre Zapatismo – Cedoz- Madrid.

Confederación General del Trabajo (CGT).     

Equipo Apoyo Independientes Madrid

Y Retiemble. Madrid, 

Assemblea de Solidaritat amb Mèxic ASMEX (Valencia)

Café Rebeldía (Olba) Teruel

ASSI – Accion Social Sindical Internacionalista. Aragón

Cámara Negra. Colectivo de cine libertario (Madrid)

Caracol Gredos (Valle del Tietar)

Comité de Solidaridad con América Latina COSAL Asturias

Entrepueblos, Entrepobles, Entrepobos, Herriarte

CNT Fraga

CATALUNYA

Adherentes a la Sexta (Barcelona)

Adhesiva Barcelona 

Cafè Rebeldía – Infoespai (Barcelona)

La Garriga Societat Civil

Associació Cultural el Raval-El Lokal

Grup de consum agroecològic Pinyol Vermell

Ateneu La Torna

Cal Cases

Entrepobles

CNT Còrnella

El Grillo Libertario

INGLATERRA 

Grupo de Solidaridad de Londres 

Grupo de Solidaridad de Manchester y Liverpool 

Kurdish solidarity network 

Next to Nowhere Liverpool        

UNDOD (Wales) and Coordinadora North

IRLANDA

Coordinadora Norte 

BÉLGICA

Congreso nacional de Kurdistan (Belgica)

CafeZ

Casa Nicaragua

RAZB

CHIPRE

Colectivo Ramona

ESCOCIA 

Coordinadora North (Escocia)

FINLANDIA 

Colectivo Armadillo

NORUEGA

LAG 

EUSKAL HERRIA

Bizilur 

GABILTZA

Lumaltik Herriak

Paz y Solidaridad Euskadi

TxiapasEKIN 

Zabaldi 

Zapatisten Lagunak 

EskoZap

REPÚBLICA CHECA

Cooperativa Black Seeds

VARIOS PAÍSES

Longo Maï

Movimiento Kurdistán en España y Portugal

Mujeres y disidencias de la Sexta en la Otra Europa y Abya Yala

SIN ESPECIFICAR PAÍS

Movimiento Mujeres Kurdistan

DENUNCIAMOS AGRESIONES PARAMILITARES DEL GRUPO INVASOR DE "LOS 40" A LA COMUNIDAD ZAPATISTA DE NUEVO SAN GREGORIO

https://viajezapatista.eu/es/denunciamos-las-agresiones-paramilitares-del-grupo-invasor-de-los-40-a-la-comunidad-zapatista-de-nuevo-san-gregorio-chiapas-mexico/

DENUNCIAMOS LAS AGRESIONES PARAMILITARES DEL GRUPO INVASOR DE “LOS 40” A LA COMUNIDAD ZAPATISTA DE NUEVO SAN GREGORIO, CHIAPAS, MÉXICO.




Desde la aparición pública del EZLN en enero de 1994, el gobierno mexicano en sus tres niveles (federal, estatal y municipal) ha promovido, organizado, financiado y alentado a distintos grupos paramilitares para que ataquen a la población civil zapatista.

Como afirman las Bases de Apoyo del EZLN (BAEZLN) de Nuevo San Gregorio, el grupo paramilitar ha estado cercando y alambrando tierras desde hace un año y tres meses. Hasta el momento, el grupo de “los 40” ha invadido alrededor de 145 hectáreas de las 155 que conforman la comunidad. Cabe señalar que el grupo agresor no está usando dichas tierras sino solamente las está acaparando.


En este contexto, la comunidad de Nuevo San Gregorio, ubicada en el Municipio Autónomo Lucio Cabañas (municipio oficial de Huixtán), perteneciente al Caracol 10 de Patria Nueva, ha sufrido recientemente un incremento del hostigamiento por parte del grupo paramilitar de “los 40”. Durante los meses de enero y febrero de 2021, el grupo de “los 40” ha escalado las agresiones hacia la comunidad de Nuevo San Gregorio. Ha seguido ocupando las tierras recuperadas por el EZLN, las cuales contienen infraestructura de educación, de suministro de agua y electricidad, espacios de cultivo y de pastura de animales. Las BAEZLN ya no pueden sembrar y cosechar sus propios alimentos sino que tienen que comprarlos. Los hombres del grupo invasor han instalado posiciones de vigilancia alrededor de la comunidad y se acercan cada vez más al espacio en el que habitan las familias zapatistas, con actitudes amenazantes, sometiéndolas a un hostigamiento cotidiano y continuado. Incluso hay días en que las familias no pueden regresar a sus casas sino que se mantienen juntas en el Centro de población para protegerse y acompañarse. Por el abandono forzosos, algunos de sus animales han muerto.

Por todo lo anterior, denunciamos la escalada paramilitar contra la comunidad zapatista de Nuevo San Gregorio, así como la complicidad del gobierno federal, estatal y municipal en la misma, que, a pesar de estar en conocimiento de los hechos, nada hacen para frenar la violencia contra las familias BAEZLN y el proyecto de autonomía zapatista.

Digan lo que digan, declaren lo que declaren, firmen los documentos que firmen, los malos gobiernos están financiando, promoviendo y respaldando los ataques de grupos paramilitares, como el de “los 40” contra la población civil. Son criminales pues, aunque piensen que no, se ensucian sus manos con la sangre de hombres, mujeres, niños y ancianos que viven pacíficamente en todas esas comunidades atacadas por los paramilitares.

¡VIVA LA LUCHA POR LA VIDA DE LAS COMUNIDADES ZAPATISTAS!
¡ALTO A LOS ATAQUES PARAMILITARES!

¡ALTO A LA MUERTE QUE SIEMBRAN LOS TRES PODERES DE GOBIERNO!

Para enviar tu firma, escribe un correo a denuncias@viajezapatista.eu

Organizaciones, colectivos e individuos firmantes:

Rusia 

Centro de apoyo a los pueblos indígenas del norte

Foro Aborigen, foro de mujeres sámi 

Pueblos indígenas de Siber

Cooperativa Molotov  

AUSTRIA

Colectivo Kinoki Autogesti 

SUIZA

Colectivo de Ginebra por la Huelga Feminista

Huelga del clima y colectivo 8 marzo para un femismo revolucionario – Ginebra

Boque Feminista Abya Yala 

Transfronterizas Feministas; Grupo Internacional para la Huelga en Suiza 14Junio 

Rojo en Tamboreras de Suiza        

Barfuss Kollektiv, Basilea, Luzerna, Zúrich. 

Solidaridad directa con Chiapas, Zürich

Encuentro Feminista Zapatista, Basel-Zürich

ALEMANIA

Comité Jineoloji Europa

Grupo B.A.S.T.A.

Bloque Latinoamericano Berlín / Coordinación delegación zapatista (Berlín, Alemania)

Convocatorias ciudadanas

PIRATA 

Red Ya-Basta-Netz

Ya Basta Wendland

Citizen sumons

DINAMARCA

Foro Internacional, Grupo México (Dinamarca) 

FRANCIA

Mut-Vitz 34 del ESCARGOT rojo        

Colectivo París ayotzinapa

CSPCL (París)        

MutzVitz13 Marsella        

Union Syndicale Solidaires 

Asociación Espoir Chiapas / Esperanza Chiapas

El Cambuche de Toulouse

Americasol (Red Escargot)

Union Communiste Libertaire

Printemps du Changement

Terra Libra / Bretagne

Ingalan / Bretagne

Colectivo Granos de arena

GRECIA

Asamblea Libertaria Autoorganizada Paliacate Zapatista 

Chispa de Solidaridad con l @ s Zapatistas

Colectivo Calendario Zapatista

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ITALIA

20ZLN – LAPAZ 

Colectivo zapatista de lugano – el pirata 

Comitato Chiapas «Maribel» -Bérgamo, LAPAZ 

Comitato NO TAV Lavis, Trento, Rovereto 

Cooperazione Rebelde Napoli – LAPAZ 

Nodo solidale y la pirata, LAPAZ 

Tatawelo / Redprozapa        

Ya Basta Bolonia – LA PAZ 

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Ya Basta Roma – LAPAZ 

¡Ya Basta! Roma LAPAZ 

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ESTADO ESPAÑOL

Frente Sur (Andalucía)

Lumaltik (Aragón)

Comité de Solidaridad con los pueblos_Interpueblos Cantabria

Centro de Documentación sobre Zapatismo – Cedoz- Madrid.

Confederación General del Trabajo (CGT).     

Equipo Apoyo Independientes Madrid

Y Retiemble. Madrid, 

Assemblea de Solidaritat amb Mèxic ASMEX (Valencia)

Café Rebeldía (Olba) Teruel

ASSI – Accion Social Sindical Internacionalista. Aragón

Cámara Negra. Colectivo de cine libertario (Madrid)

Caracol Gredos (Valle del Tietar)

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La Garriga Societat Civil

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SAMIR FLORES VIVE, LA LUCHA SIGUE, SIGUE !!! BARCELONA

 


 



Samir, à 23 mois de ton assassinat, nous nous jumelons avec d'autres mondes pour construire la justice

tags : justice, pl-fr,

20 janvier 2021

Communiqué Front des Peuples en Défense de la Terre et de l'Eau de Morelos, Puebla et Tlaxcala.

Samir, à 23 mois de ton assassinat, nous nous jumelons avec d'autres mondes pour construire la justice.

* La coupure de courant générale de la Compagnie Fédérale d'Electricité montre bien que la centrale thermoélectrique n'est pas nécessaire.

* Nous appelons à une journée d'actions de protestations et de propositions, à deux ans de l'assassinat de Samir, contre la mort que les mégaprojets signifient et pour la vie de notre planète.

Samir :

23 mois ont passé depuis le lâche assassinat qui t'a ôté la vie au milieu d'un discours sur la consultation faux et mensonger véhiculé par le président López Obrador... ce même discours faux et mensonger qu'il a prononcé le 10 septembre dernier en disant que tous les recours juridiques étaient résolus et qu'il n'y avait plus de problèmes pour mettre en fonctionnement le Projet Intégral Morelos, en envoyant la Garde Nationale le 23 novembre afin d'expulser le digne campement zapatiste d'Apatlaco, en achetant les consciences des représentants agraires afin de simuler un accord par lequel l'eau nécessaire pour cultiver est utilisée pour une centrale thermo-électrique inutile.

Tu sais bien que la voracité et l'ambition du capital n'a pas d'yeux ni d'oreilles et encore moins de cœur. Le 28 décembre dernier, une coupure de courant a affecté une grande partie du territoire national, depuis le Nuevo León [Nord-Est] en passant par la ville de Mexico et ce jusqu'au Quintina Roo, ce qui a mis en évidence deux des principaux mensonges du gouvernement fédéral et de la Compagnie Fédérale d'Electricité au sujet de la nécessité de faire fonctionner la centrale thermo-électrique :

1. Le système national électrique est interconnecté, raison pour laquelle cela ne change rien si il y a une centrale thermo-électrique dans le Morelos ou pas, car tout le système n'en forme qu'un et ce qui se produit dans le Nord a des réprecussions dans le sud du pays. Cela n'a aucune cons équence si le Morelos est le seul Etat du pays qui ne produit pas d'électricité bien que ce soit un des Etats du centre du pays qui ait la plus importante production agricole. Les coûts de transmission électrique sont minimes vu que la CFE est propriétaire du réseau, et celui-ci existe bel et bien et est interconnecté.

2. Il n'est pas nécessaire de produire plus d'électricité, car la coupure de courant s'est produite du fait d'un déséquilibre entre l'énergie consommée et l'énergie générée, avec pour résultat que plus d'énergie a été généré que ce qui a été consommé, c'est ridicule et donc illogique qu'en pleine crise climatique et sanitaire on cherche à produire plus d'électricité aux dépense de la santé de la population de Huexca et des communautés environnantes, en affectant l'économie et la production paysanne d'Ayala en la privant d'eau pour les cultures et en prétendant l'occuper pour l'industrie et ainsi tuer l'eau, avec le risque aussi de mettre en grave danger près d'un million de personnes qui habitent dans la zone d'influence du volcan Popocatépetl avec la mise en fonctionnement du gazoduc Morelos.

Samir, la raison est de notre côté et le crie continuellement, à travers l'activité volcanique, à travers l'opposition des villages, à travers leur lutte pour l'auto-détermination, à travers la crise climatique, à travers la pandémie et aujourd'hui, même au travers d'une coupure de courant. Mais les mensonges du gouvernement irrationnel sont plus écoutés dans la population en général, car eux ils ont tous les médias pour se faire diffuser, ils embauchent même des intellectuels qui se disaient en faveur des villages et qui ont passé toute leur vie à défendre la sagesse paysanne, pour nous traiter aujourd'hui d'ignorants, de téméraires, de fouteurs de merde, de radicaux de gauche, de conservateurs, tout cela pour ne pas être d'accord avec le nouveau contremaître qui fanfarronne avec son discours de quatrième transformation.

Raison pour laquelle, à un mois des deux ans de ton assassinat, nous nous préparons pour réaliser des actions en ta mémoire et en défense de la vie, de l'eau et du territoire en général. NOUS APPELONS TOUS LES PEUPLES DU MEXIQUE ET DU MONDE OU ARRIVE TA PAROLE ET TON EXEMPLE AFIN QUE DURANT LE SECOND ANNIVERSAIRE DE TON ASSASSINAT NOUS REALISIONS DES JOURNEES DE PROTESTATION CONTRE LE MAUVAIS GOUVERNEMENT ET L'ABSENCE D'AVANCEMENT DANS LA RECHERCHE DE TES ASSASSINS, AINSI QU'A DES ACTIONS DE PROPOSITIONS POUR CONTINUER A DEFENDRE LA VIE FACE AU CAPITALISME IRRATIONNEL ET SAUVAGE QUI DEGOUVERNE LE MONDE.

Nous nous inscrivons afin qu'aux côtés du Congrès National Indigène et de l'EZLN, nous voyagions jusqu'en Europe pour connaître d'autres mondes et d'autres espaces qui luttent comme toi, comme nous, pour la vie et contre le capital. Nous nous inscrivons pour continuer la défense contre le mégaprojet mortifère intégral Morelos dans des espaces tels que le campement de Huexca qui s'est installé depuis le 12 décembre dernier en face de la centrale thermoélectrique et qui, jour après jour, est témoin et victime de ce qui s'est converti non pas en un projet energétique du peuple, comme le dit ce menteur d'Obrador [président du Mexique], mais en une Caserne Militaire à Cycle Combiné, avec l'entrée et la sortie quotidienne de dizaines de soldats de la Garde Nationale, de l'Armée mexicaine, de la police du Morelos, de la police municipale et de police privée, cinq forces de répression qui se présentent de manière intimidante contre tes sœurs et tes frères parce qu'ils ont peur, ils paniquent devant la dignité, et cela parce qu'ils ne la comprennent pas, ils ne la comprendront jamais, et ils ne sauront jamais la force qui réside derrière elle. C'est de cette manière que du personnel de l'armée mexicaine et de la police privée ont pris des photos, ont pointé leurs armes et ont interrogé spécifiquement au sujet de Teresa Castellanos du "Comité Huexca en Résistance", un grave risque existant contre notre compañera, ce que nous dénonçons aujourd'hui.

Nous sommes là et nous continuons Samir, en résistance, à nous rebeller contre la mort, pour la vie, à nous fraterniser, à construire justice, parce que nous savons qu'elle ne viendra jamais d'en haut, la justice, c'est nos peuples qui la construisons, mais si, nous voulons que cela se sache et que les responsables de ton vil assassinat soient condamnés.

Samir et Zapata vivent encore, la lutte continue ! La vie, oui, la thermo non ! Vive nos gardiens Samir, Zapata et Don Goyo [nom affectueux donné au volcan Popocatepetl, en activité]. Que meure le Projet Intégral Morelos !

T'neki tlalle uan atl para tenochti, amo timikiske por tumi – Nous voulons de la terre et de l'eau pour tous, pas mourir pour de l'argent.

Front des Villages en Défense de la Terre et de l'Eau de Morelos, Puebla et Tlaxcala

UN MEGAPROJET SUR LES TERRES DE ZAPATA

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UN MEGAPROJET SUR LES TERRES DE ZAPATA

Aux abords de la rivière Cuautla, dans la municipalité d'Ayala, 100 mètres de tuyauterie en ciment restent à l'air libre, témoignage silencieux de la résistance des villages nahuas au Projet Intégral Morelos (PIM). Le projet de centrale énergétique est pratiquement terminé, mais ces 100 mètres d'aqueduc qui doivent amener l'eau de là à la centrale thermoélectrique de Huexca n'ont jamais pu être installés du fait de l'obstination des ejidatarios que se refusent à arrêter de semer la terre.

La lutte des villages nahuas de Morelos, Puebla et Tlaxcala contre la construction d'une centrale thermoélectrique, d'un gazoduc et d'un aqueduc a débuté en 2012, lorsque des communautés entières se sont organisées contre l'imposition du projet par les gouvernements fédéraux émanant du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) et du Parti d'Action Nationale (PAN), qui ont opté pour la répression et l'incarcération afin de démarrer les chantiers inclus dans le PIM. Les villages affectés ne se sont pas avoués vaincus et ont continué à mener la lutte juridique et la mobilisation sociale, ce qui a permis jusqu'à aujourd'hui d'empêcher leur mise en service.

Dans ces trois États affectés par le PIM, Andrés Manuel López Obrador avait gagné de manière éclatante les élections présidentielles de 2018. Morelos et Tlaxcala faisaient même partie des dix États où les votes ont été les plus importants. Parmi les villages nahuas affectés, plusieurs personnes confirment avoir cru en lui, vu qu'en mai 2014, celui qui était alors président du Conseil National du Mouvement de Régénération Nationale (MORENA) avait réalisé une tournée dans le Morelos et, durant un meeting à Yecapixtla, avait fait référence à la centrale alors en construction : « Moi, ici, je veux vous faire savoir que nous allons défendre les villages de toutes nos forces. On ne veut pas de ce gazoduc, on ne veut pas de cette centrale thermoélectrique, et on ne veut pas non plus des mines qui vont détruire le territoire et contaminer les eaux. Nous allons vous soutenir de toutes nos forces, vous pouvez compter sur nous. Le Mexique n'est pas un territoire à conquérir, le Mexique n'est pas là pour que des étrangers viennent ici pour s'approprier de tout. Qu'est-ce qui leur prend ? C'est comme s'ils allaient à Jérusalem pour y construire un dépotoir de déchets toxiques ou une centrale nucléaire », avait-il déclaré durant un discours incendiaire, au milieu des applaudissements.

Une fois élu président du Mexique, lorsque les communautés lui demandèrent d'annuler le projet et qu'il se souvienne de sa promesse, il fit savoir qu'il leur ferait part d'une proposition, sans qu'ils sachent encore « ce qu'ils avaient entre leurs mains », explique Samantha César, membre du Front des Villages en Défense de la Terre et de l'Eau (FPDTA) Morelos, Puebla et Tlaxcala.

Le 8 février 2019, durant sa conférence de presse matinale, le président mexicain annonçait la réalisation d'une consultation publique afin de mettre en service la centrale thermoélectrique de Huexca, consultation prévue pour les 23 et 24 février. Deux jours plus tard, il se rendait au centre de baignade El Almeal, à Cuautla, afin d'expliquer le projet et la consultation.

López Obrador fit alors savoir que si la centrale n'était pas mise en service, ce serait près de 4 milliards de pesos d'argent du peuple qui seraient perdus. « Ecoutez-bien, radicaux de gauche, qui pour moi ne sont rien de plus que des conservateurs », éructa-t-il à la face des mêmes personnes auprès desquels il s'était engagé, en 2014 : « si n'est pas utilisée la centrale thermoélectrique de la Commission Fédérale d'Électricité, une entreprise de la nation, au lieu d'avoir de l'électricité pour éclairer toute le Morelos nous devrons continuer à acheter l'électricité aux compagnies étrangères, je le dis clair et net, donc au moment de voter pensez bien à cela et seulement à cela », fit-il savoir.

Sur place, parmi les gens agglutinés à l'arrière, une banderole à la main, le défenseur nahua Samir Flores Soberanes ne cessait pas de crier sur le Président.

Le point de bascule

Dans la cour intérieure de sa maison, au centre du village d'Amilcingo, Morelos, ce 20 février après-midi, Ofelia sèche ses larmes alors qu'elle se prépare à se rendre à la veillée funéraire de Samir Flores Soberanes.

« Il nous a laissé comme consigne que lorsqu'il ne serait plus là, qu'on soit plus nombreux à se lever, qu'on ne soient pas effrayés, qu'on ne se laisse pas humiliés. Nous, le peuple, ils nous ont frappé là où ça fait le plus mal, ils ont tué le meilleur d'entre nous, un grand combattant qui avait des yeux pour tous », dit-elle, sans cesser de frotter ses mains abîmées par le travail des champs.

A 5h50 du matin, ce 20 février, trois jours avant la consultation présidentielle officiellement annoncée, Samir Flores, défenseur du territoire nahua et animateur de la radio communautaire locale, était assassiné dans la cour intérieure de sa maison.
Son enterrement prit la forme d'une immense marche de protestation exigeant la justice et la suspension définitive du projet. L'exigence principale du Front des villages en défense de la terre et de l'eau [« Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra y el Agua (FPDTA) Morelos, Puebla y Tlaxcala »] fut que la consultation programmée soit annulée, mais il ne reçut aucune écoute, et l'exercice citoyen se déroula au milieu des manifestations, de l'incendie des bulletins de vote et des survols des hélicoptères de la police.

Dans les communautés directement touchées par le projet, le rejet l'a emporté, et le gouvernement (qui s'était ouvertement positionné en faveur de la mise en route du projet) a perdu, bien que les chiffres officiels [collectés dans tout l'État du Morelos] aient avalisés la mise en marche de la centrale thermoélectrique. Et c'est à ce moment là que se sont jointes les deux indignations : celle de l'assassinat de Samir Flores, et celle du questionnement du processus de consultation, donnant forme à l'étape actuelle de lutte et d'organisation communautaire. Un processus qui, selon Luis Hernández Navarro, coordinateur éditorial du quotidien La Jornada, « atteint son moment paroxystique le 10 avril, lorsque le président López Obrador ne peut pas se rendre au village de Chinameca pour réaliser la cérémonie officielle en l'honneur du centenaire de la mort d'Emiliano Zapata, alors que le gouvernement avait justement dédiée officiellement cette année en son honneur ».

La trahison et la consultation

Le 10 avril 2019, dans l'ancienne hacienda de Chinameca, eut lieu la commémoration du centenaire de l'assassinat et de la trahison du général révolutionnaire Emiliano Zapata. Une grande estrade vide portant le sceau officiel de la présidence de la République, installée au milieu d'une place sans âme qui vive, est resté comme un témoignage muet de l'intention du président Andrés Manuel López Obrador de venir ce jour-là agiter le souvenir du fondateur de l'Armée libératrice du Sud, comme il l'avait annoncé quelques semaines auparavant en présence de membres de la famille d'Emiliano Zapata.

Ce jour là, le président avait été déclaré persona non grata par plus de cent organisations indigènes, paysannes et populaires membres de l'Assemblée émergente nationale contre la violence d'État et pour l'auto-détermination des peuples, du fait du « manquement à la parole donnée en 2014 » de ne pas soutenir la construction de la centrale thermoélectrique de Huexca. Depuis Amilcingo, où ces organisations s'étaient réunies le 11 mars, celles-ci avaient annoncé qu'elles ne permettraient pas « que la mort de notre leader du Sud soit insultée par la présence d'une personne cherchant à installer des projets mortifères en terre zapatiste ».
Regroupés au sein du Congrès National Indigène (CNI) et d'autres organisations en défense du territoire, des milliers de personnes s'étaient rendues à Chinameca, alors que la cérémonie officielle avait été décalée dans la capitale de l'État du Morelos, à Cuernavaca. L'occupation de l'endroit où Zapata fut assassiné cent ans auparavant fut vécue comme une victoire.

Depuis l'estrade, la nahua Teresa Castellanos, l'une des têtes les plus connues de la résistance et menacée de mort, elle ainsi que ses filles, fut alors implacable au sujet de la figure présidentielle : « Nous sommes contre Andrés Manuel López Obrador, parce qu'il est contre nous. Nous, nous ne sommes pas venus lui faire la guerre, c'est lui qui est venu nous la faire. Nous, nous voulions parler avec lui et lui s'est rendu sourd. Aujourd'hui nous ne voulons pas parler avec lui, aujourd'hui nous voulons que le Projet Intégral Morelos soit retiré de nos communautés et de nos territoires ».

Les villages réunis à Chinameca détaillèrent alors un par un tous leurs griefs durant cet événement en opposition marquée au gouvernement de López Obrador, organisé par ces mêmes indigènes considéré par ce dernier comme des « radicaux de gauche ». Un acte chargé de symboles, qui réunit jusqu'aux parents des 43 disparus d'Ayotzinapa et aux paysans de San Salvador Atenco. Tous rendant hommage non seulement à Zapata, mais aussi à Samir Flores, emblème de la lutte assassiné le 20 février à Amilcingo. « Nous ne savons pas qui a tué Samir, mais nous savons qui l'a pointé du doigt », fit savoir pour sa part María de Jesús Patricio, porte-parole du Congrès National Indigène – Conseil Indigène de Gouvernement (CNI-CIG).

Arriva également jusque sur place le message envoyé par l'Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN), dans un communiqué signé par le sous-commandant Moisés et lu par Marichuy : « Les mauvais gouvernements viendront et s'en iront, mais la couleur de la terre persistera, et avec elle toutes les couleurs de celles et ceux qui dans ce monde refusent la résignation et le cynisme, de celles et ceux qui n'oublient pas ni ne pardonnent, qui notent et font le compte des agressions, des emprisonnements, des disparitions, des morts et des disparus ».

La caravane des protestataires se déplaça ensuite à Huexca, où se dresse l'enveloppe d'acier à l'origine du mécontement. Et là, face à la centrale thermoélectrique, ceux-ci procédèrent à sa clôture symbolique et réalisèrent un meeting politique, tandis que les activistes peignaient en rouge sur le sol et les murs différents slogans : « Assassins », « De l'eau oui, une thermo non ! » ou « Ici il y a un volcan, bande de cons ! ».

[...]
— -
Cette traduction en cours est un extrait du travail de documentation des résistances contre les mégaprojets au Mexique mené à bien par l'équipe du quotidien digital Desinformemonos dans le cadre du projet « Hablan los pueblos » / « les peuples ont la parole »

Parmi les principales entreprises qui seraient bénéficiaires de la construction du gazoduc et du « Projet Intégral Morelos », on trouve les entreprises basques et espagnoles du secteur énergétique Elecnor et Enagas, contre lesquelles une campagne de mobilisation a été lancée en Espagne en 2019 ; l'entreprise italienne Bonatti, constructrice de gazoducs et impliquée dans différents scandales financiers en Lybie et au Moyen-Orient ;

Mais aussi l'entreprise française Saint-Gobain, qui a exercé un énorme lobbying durant de nombreuses années pour la mise en œuvre de ces projets d'infrastructure, à même de mettre en valeur ses unités de production industrielle de vitres dans la région.

Cuautla et l'État mexicain du Morelos sont en effet la principale implantation de la multinationale française Saint-Gobain en Amérique latine, avec plusieurs sites industriels sur place et des milliers d'employés locaux. A l'invitation expresse de l'entreprise, l'ancien gouverneur du Morelos Graco Ramirez (aujourd'hui poursuivi en justice pour ses gigantesques détournements de fonds) s'était notamment rendu en France en 2015, où il avait été chaleureusement remercié par le directeur général de Saint-Gobain pour son investissement dans la construction du gazoduc et de la centrale thermoélectrique (journal électronique « Morelos habla », éditions du 26 juin 2015 et du 1er décembre 2016).

La certitude alors apportée quant à l'approvisionnement à moyen terme en gaz industriel qui, selon Saint-Gobain, diminuerait ses frais fixes de 30%, furent alors décisifs dans la décision prise par l'entreprise d'investir plusieurs dizaines de millions d'euros supplémentaires dans la construction d'une nouvelle ligne de production de dernière génération, dite « Coater Jumbo”, et inaugurée à Cuautla quelques jours après la mort de Samir, le 28 février 2019.

Bien que l'on en sache encore peu sur l'implication de Saint-Gobain dans les scandales de corruption touchant les différentes autorités gouvernementales du Morelos, sa promotion ouverte du gazoduc et de la centrale thermoélectrique est manifeste. Une source de danger évidente dans cette région agricole située au sud de la ville de Mexico, à quelques encablures d'un des principaux volcans en activité du Mexique, le Popocatepetl , et dans une zone chaque fois plus dévastée par la multiplication des parcs industriels, attirés par la proximité de la capitale et le bas coût de la main d'oeuvre locale.

Ce mépris de la vie des peuples indigènes, de leurs territoires et de leurs droits, c'est aussi celui d'Anne Grillo, ambassadrice de France au Mexique, venue inaugurer en grande pompe le nouveau site industriel quelques jours après l'assassinat de Samir, ou celui de Dominique Azam, ancien maire du village de Requista dans l'Aveyron, et aujourd'hui délégué général de Saint-Gobain au Mexique.

Dans l'esprit de nombre d'habitants du Morelos, la tentative de colonisation française du Mexique au 19e siècle reste ancrée dans les souvenirs. Cuernavaca, la capitale de l'Etat, avait en effet servi de résidence secondaire à l'empereur Maximilien, le protégé de Napoléon III, et les forces armées françaises avaient alors posté leurs garnisons dans tout l'Etat. Mais ce qui pour nous est un passé honteux reste au contraire un motif d'orgueil et une pratique actuelle, au Mexique comme ailleurs, pour les élites françaises néo-coloniales et pour leurs multinationales.

A nous alors de prouver qu' “en bas, à gauche”, d'autres solidarités existent contre ces mégaprojets coloniaux, en solidarité aussi avec les familles de victimes de la répression, comme la femme de Samir, veuve et mère de 4 enfants, ainsi qu'aux côtés des communautés qui luttent pour leur autonomie et leurs formes d'auto-gouvernement, comme c'est par exemple le cas à Amilcingo.

NON AU GAZODUC, NON A LA CENTRALE THERMOÉLECTRIQUE !

VIVE LA RESISTANCE DES PEUPLES NAHUAS DU MORELOS, DE PUEBLA ET DE TLAXCALA !

VIVE LA SOLIDARITE, VIVE L'AUTONOMIE !

Comunicado-Denuncia sobre la situación de la Comunidad Nuevo San Gregorio, Municipio Autónomo Rebelde Zapatista Lucio Cabañas.

Organizaciones, colectivos y personas a título individual, todas Adherentes a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona del Ejercicio Zapatista de Liberación Nacional, hemos llevado a cabo desde el mes de octubre Caravanas de Solidaridad con los Pueblos Zapatistas. En estás caravanas se ha realizado un trabajo de acompañamiento y observación de derechos humanos de niños, niñas, mujeres y hombres Bases de Apoyo del Ejército Zapatista de Liberación Nacional (BAEZLN) en la comunidad Nuevo San Gregorio (NSG), se ha documentado la presencia y los daños que un grupo invasor está provocando a las tierras recuperadas ubicadas en esta comunidad, así como el hostigamiento constante a las familias zapatistas,hemos presenciado que los tres niveles de gobierno no han intervenido para frenar las agresiones, el despojo y las provocaciones del grupo de invasores hacia las BAEZLN. Pudimos observar la complicidad que tiene este grupo de invasores con los tres niveles de gobierno para despojar del territorio a las BAEZLN y controlar los bienes naturales, así como la estrategia de abrir paso a proyectos gubernamentales individualizados, como “Sembrando Vida” (entre otros programas), que agreden el proceso de autonomía e intentan romper con formas organizativas comunitarias.

Ante el hostigamiento de los invasores y para resistir a las provocaciones, las familias zapatistas han dejado sus casas y se han concentrado en el Centro de la comunidad, abandonando sus pertenencias y en algunos casos, sus animales (algunos de ellos ya han muerto por el abandono forzado). El trabajo de siembra de maíz y frijol que las BAEZLN tenían previsto del 1 al 4 de febrero no se realizó
, lo que amenaza la alimentación y la salud de las familias para los próximos meses. Esto significa atentar directamente contra la vida de las Bases de Apoyo, por una perspectiva de seguridad a corto plazo.

Toda esta serie de hechos no son menores. Como habíamos mencionado anteriormente, forman parte de una estrategia para despojar de las tierras recuperadas a nuestras compañeras y compañeros zapatistas, es también una estrategia de desgaste y un intento para romper el proceso de autonomía. Esta invasión ha provocado innumerables daños a las Bases de Apoyo del Ejército Zapatista de Liberación Nacional: desplazamiento de familias, despojo de la tierra y el territorio, destrucción de trabajos colectivos, impidiendo el acceso al derecho a la educación y a la salud, ejes de la autonomía zapatista. En palabras de las BAEZLN: “Los invasores no tienen interés en cultivar la tierra, tienen dinero, carros, ganados y derechos en sus ejidos. Si realmente tuvieran necesidad, que vengan a trabajar en común, pero no quieren. La tierra es para luchar, no para hacer negocio”.

Como Caravana de Solidaridad, reiteramos que no dejaremos de acompañar a nuestras compañeras y compañeros zapatistas, no dejaremos de denunciar la complicidad de los tres niveles de gobierno, que es parte de una estrategia de contrainsurgecia para frenar la lucha del EZLN. Ha quedado claro que el cambio que prometía desde el inicio este gobierno, auto llamado de la Cuarta Transformación, no ha sucedido. Al contrario, bajo la legitimidad de los votos ha continuado con los proyectos de muerte de los gobiernos anteriores. Pero pese a su política de muerte seguiremos luchando por la vida, aquí “abajo y a la izquierda”; seguiremos defendiendo a la madre naturaleza, la tierra y el territorio; seguiremos luchando por un mundo más justo “donde quepan muchos mundos”.

Leer màs : https://redajmaq.espora.org/denuncia20210211

DÉCLARATION DE LA CINQUIÈME ASSEMBLÉE DU CNI

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DÉCLARATION DE LA CINQUIÈME ASSEMBLÉE DU CONGRÉS NATIONAL INDIGÈNE ET DU CONSEIL INDIGÈNE DE GOUVERNEMENT

À L'ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE

AUX PEUPLES DU MONDE

AUX PERSONNES QUI LUTTENT SUR LES CINQ CONTINENTS

SOEURS-FRÈRES ET COMPAÑER@S

Sœurs et frères du monde, recevez un salut de la part de celles et ceux qui conformons le Congrès National Indigène. Nous sommes des peuples et des communautés qui habitons nos terres et territoires depuis bien avant l'imposition de ce qu'ils appellent l'État Mexicain. Nous avons non seulement notre propre langue et nos vêtements, mais aussi une forme de gouvernement, de voir, comprendre et vivre le monde différente du monde capitaliste, qui voit tout comme une marchandise.

Nous sommes des peuples qui aimons la terre, les montagnes, les cours d'eau,les collines, les oiseaux et tout être vivant qui habite notre terre-mère. Pour nous, la vie est sacrée, nous la vénérons. Avec le temps, les tyrans, ceux dont l'objectif est de dominer et d'exploiter, ont voulu en finir avec nous, détruire notre culture, notre territoire. Nous sommes une histoire de pillage, de résistance et de rébellion et aujourd'hui, plus de cinq cent ans après la conquête et la guerre, nous sommes menacés de disparition, tout comme que le monde entier.

Sœurs et frères zapatistes, nos ainé.e.s, comme toujours vos paroles et vos initiatives constituent une lueur d'espoir et un chemin pour nos peuples. Les mégaprojets, les multinationales, le crime organisé et sa coordination avec le gouvernement nous envahissent de plus en plus pour exploiter et détruire notre territoire, notre vie. Les paroles mensongères du président López Obrador et sa soi-disante "quatrième transformation" cherchent à créer un mur pour cacher la guerre qui fait rage contre les peuples et la vie de la terre-mère, voulant nous isoler et nous présenter comme les adversaires du progrès, ce dont les autres gouvernements nous ont déjà accusés, mais qui prend aujourd'hui un sens plus destructeur.

Notre parole, notre réalité, la guerre que nous vivons n'atteint pas tous les cœurs où elle devrait arriver, parce que nous ne défendons pas seulement notre territoire, avec lui nous défendons la vie de la terre-mère et l'avenir de l'humanité. Toute la force du capital, de l'État et du crime organisé s'exerce sur nos peuples, nous divisant, nous dépossédant, nous menaçant, nous emprisonnant, nous assassinant.

Nous, Front des Peuples en Défense de la Terre et de l'Eau des États de Morelos, Puebla et Tlaxcala (FPDTA-MPT), qui faisons partie du Congrès National Indigène-Conseil Indigène de Gouvernement (CNI-CIG), nous vivons la même guerre de mégaprojets que nos sœurs et frères sur tout le territoire national. Le Projet Intégral Mortifère appelé Projet Intégral Morelos est imposé au profit principalement des compagnies minières, en marge de la légalité, ignorant et violant les recours juridiques, utilisant la Garde Nationale pour mettre en œuvre la construction de l'aqueduc et l'imposition de consultations indigènes qui violent nos droits fondamentaux. L'enquête sur le meurtre de Samir, bien loin d'avancer, met en lumière la relation existante entre le bureau du procureur général de l'État et le crime organisé. Pour résumer, nous vivons la même guerre d'extermination que le reste de nos compañeros et compañeras du Congrès National Indigène et d'autres peuples, villes et secteurs frères. Cependant l'attaque du grand capital et du gouvernement et l'assassinat de notre frère Samir ne met pas fin à notre résistance, au contraire : nous continuerons à lutter jusqu'à ce que la vie triomphe sur la mort, avec nos armes les plus puissantes : la dignité, la résistance et la rébellion.

L'imposition du Train Maya, qui s'accompagne de la construction de 15 centres urbains, celle du Corridor Interocéanique Salina Cruz-Coatzacoalcos comprenant 10 couloirs urbano-industriels, et celle de l'Aéroport international de la ville de Mexico- Parc écologique du Lac de Texcoco, ainsi que le Projet Intégral Morelos visent à réorganiser le pays en fonction des intérêts économiques du grand capital. De la même manière, il est extrêmement grave de poursuivre le projet de construire au bénéfice de différentes entreprises étrangères trois centrales thermo-électriques -l'une d'entre elles déjà construite-, un réseau de gazoducs et une mégacentrale de stock de combustibles dans la vallée du fleuve Santiago, au sud de Guadalajara - qui en plus de cela survient dans une des régions les plus contaminées du pays ; il faudrait à cela ajouter le projet Canal Centenaire, actuellement réalisé par la Garde nationale mexicaine qui prétend transvaser les rivières San Pedro et Santiago au Nayarit. L'industrie minière à ciel ouvert menace également des centaines de territoires des peuples autochtones en utilisant la même formule faite de division, de spoliation et de destruction de nos communautés.

Tous ces projets sont précédés de la mise en place d'infrastructures routières et hydrauliques, de très nombreux parcs éoliens et photovoltaïques, ainsi que des centrales hydrauliques, thermoélectriques et des gazoducs qui envahissent illégalement les territoires de nos peuples et nombre d'entre eux ne disposent pas même d'une autorisation d'impact environnemental ; elles signifient l'occupation de milliers et de milliers d'hectares et le changement d'usage des sols des terres collectives ejidales, des communautés et des peuples autochtones, sans prendre en compte la libre détermination des peuples sur leur territoire.

Ces grands mégaprojets et toute la spoliation et l'exploitation provoquées par le modèle extractiviste du gouvernement fédéral sont actuellement protégés au travers de la militarisation du pays entier et de la sécurité publique. Aujourd'hui, ces pratiques, sous le couvert des paroles mensongères de López Obrador, ont bien avancé alors que durant les gouvernements antérieurs une grande partie de la société s'y opposait, sans que ne disparaisse pour autant l'antécédant et la situation réelle qui est que les corps militaires violent systématiquement les droits humains et
s'associent facilement au crime organisé. La guerre contre les peuples afin d'imposer les mégaprojets est tellement claire que c'est aux militaires que sont assignés des chantiers tels que le Train Maya ou l'Aéroport de Santa Lucia, projets auxquels nous nous opposons catégoriquement.

Tout au long de ce processus de recolonisation de nos territoires, L'Institut National des Peuples Indigènes, une imposition de plus du mauvais gouvernement de la "QuatrièmeTransformation", a accompli les tâches que mettait en œuvre le vieil indigénisme du PRI : médiatiser, manipuler, fragmenter, diviser nos peuples et nos communautés ; servant au contremaître en poste à valider ses mégaprojets, se prêtant à de fausses cérémonies officielles qui offensent notre Terre-mère et participant à l'élaboration de stratégies de contre-insurrections et ce qu'ils appellent "l'ingénierie des conflits". Face à cela, la communauté otomi résidant dans la ville de Mexico a pris la décision d'occuper les bâtiments de cet Institut afin d'exiger, bien au-delà du droit légitime au logement, le respect et la reconnaissance de l'auto-détermination des peuples sur leur territoire.

La pandémiedu Covid-19, comme l'a dit le gouvernement mensonger de López Obrador, est tombée à pic pour imposer les mégaprojets et la militarisation du pays, la plus grande partie de la population étant démobilisée. En même temps, la pandémie contribue à la guerre d'extermination en cours contre nos peuples, au moment où les services de santé et la capacité économique sont très faibles voire très souvent réduites à néant.

Nous observons qu'il s'agit d' une crise globale et civilisationnelle sans précédent qui oblige l'humanité entière à détruire ce système actuel capitaliste et patriarcal, responsable de la destruction de la nature et qui est fondé sur l'exploitation et la spoliation chaque fois plus importantes de millions et de millions d'êtres humains. Ce système, afin de générer des profits et de la richesse, s'appuie sur le crime organisé, sur les guerres et sur les épidémies et les pandémies.

C'est pour cela que, en tant que Congrès National Indigène - Conseil Indigène de Gouvernement et en tant que Front des Peuples en Défense de la Terre et de l'Eau des États de Morelos, Puebla et Tlaxacala réunis durant cette CINQUIÈME ASSEMBLÉE ENTRE LE CONGRÈS NATIONAL INDIGÈNE ET LE CONSEIL INDIGÈNE DE GOUVERNEMENT, nous prenons les suivants :

ACCORDS

UN.- Nous souscrivons à la Déclaration pour la vie réalisée par l'Armée Zapatiste de Libération Nationale, par des peuples, des organisations, des collectifs et des personnes du monde entier. En nous engageant à renforcer nos luttes en défense de la vie dans nos territoires et en ouvrant l'écoute, l'organisation et la parole à nos frères-sœurs du Mexique et du monde qui luttent contre ce système capitaliste et patriarcal, avec pour objectif de le faire disparaître.

DEUX.-Participer de manière directe, suivant les critères accordés durant cette assemblée, par le biais d'une délégation du CNI-CIG et du FPDTA-MPT, ensemble avec l'EZLN, à la tournée au travers de l'Europe proposée par nos frères-soeurs et nos compañer@s de l'EZLN et du monde durant les mois de juillet à octobre 2021 et, dans la mesure de nos possibilités, à celles qui seront réalisées postérieurement en Asie, en Afrique, en Océanie et en Amérique.

TROIS.-Réaliser des actions pour la vie, contre les mégaprojets et en mémoire de notre frère Samir Flores Soberanes du 19 au 21 février prochain, à deux ans de son lâche assassinat. Nous lançons un appel à nos sœurs-frères et à nos compañer@s du Mexique et du monde à réaliser des actions à ces dates-là.

QUATRE.- Nous exigeons la fin de l'attaque et du harcèlement des communautés zapatistes ; la libération immédiate de nos frères Fredy Garcia Ramirez, porte-parole de l'organisation CODEDI de Oaxaca, et celle de Fidencio Aldama, membre de la tribu Yaqui ; ainsi que la libération de nos frères Adrian Gomez Jimenez, German Lopez Montejo et Abraham Lopez Montejo, membres de l'organisation "La Véritable Voix de l'Amate", celle de Marcelino Ruiz Gomez, membre de Viniketik [ndt : "les hommes véritables"] en résistance, ainsi que celle d'Osman Alberto Espinales Rodriguez et de Pedro Cano Sanchez, qui se retrouvent injustement emprisonnés dans les centres pénitentiaires de San Cristobal de Las Casas et de Comitan, Chiapas ; Halte à l'assassinat de nos frères du Conseil Indigène Populaire Du Guerrero ( CIPOG-EZ) ; la présentation en vie du frère Sergio Rivera Hernandez, membre de l'organisation MAIZ dans la Sierra Negra de Puebla, celle des 43 étudiants d'Ayotzinapa et celle de tous et toutes les disparu.e.s.

BIEN À VOUS

Janvier2021.

Pour la reconstitution intégrale de nos peuples

Jamais plus un Mexique sans nous

CONGRÈS NATIONAL INDIGÈNE / CONSEIL INDIGÈNE DE GOUVERNEMENT

FRONT DESPEUPLES EN DÉFENSE DE LA TERRE ET DE L'EAU DES ÉTATS DE MORELOS, PUEBLA,TLAXCALA

source : Enlace zapatista

http://www.congresonacionalindigena.org/